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Le labyrinthe de Pan, de Guillermo del Toro

décembre 2006

#Divers

En ouverture du film, un carton :

Espagne 1944. À la fin de la guerre civile, des républicains isolés essaient de résister au fascisme triomphant de Franco.

Dans un cortège de voitures marquées du faisceau franquiste, une femme et sa petite fille vont rejoindre le mari et beau-père de l’enfant, un redoutable capitaine fasciste. Arrêt dans la forêt. La petite Ofelia ramasse un bout de pierre qu’elle replace dans un totem, libérant ainsi un insecte. La tonalité est posée : la forêt, l’orpheline, celui que l’on devine être un ogre, l’entrée dans le monde magique grâce à un objet doté de pouvoirs surnaturels, bref, le conte merveilleux. Mais aussi le contexte historique, donc un film de guerre ?

La force du film de Guillermo del Toro, Le labyrinthe de Pan, tient dans la manière organique dont il lie ces deux emprunts de genre. Pour reprendre l’exemple cité, ainsi en vat-il de la réaction d’Ofelia devant l’insecte numérisé qui s’envole dans un bruissement plutôt hérité de Men in Black que d’un film de Cocteau1 :

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Carole Desbarats

Pour avoir accompagné plusieurs générations d'étudiants à la Femis, Carole Desbarats s'intéresse à tous les aspects du cinéma, de son économie à son esthétique. Elle s'interroge aussi sur les responsabilités de la transmission, dans l'école et en dehors de l'école, notamment à travers l'association "Les Enfants du cinéma". Voir et comprendre le cinéma, ce n'est pas pour elle un exercice de…

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