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La théorie de la civilisation d’Ibn Khaldûn est-elle universalisable ?

février 2009

#Divers

Historien précurseur de la sociologie et de la philosophie de l’histoire, Ibn Khaldûn (1332-1406) peut-il encore nous aider à penser les relations entre civilisations à l’heure de la mondialisation ? En mettant en avant le conflit entre unité et diversité, la perfectibilité de la civilisation mais aussi sa corruptibilité, il peut nous aider à nous défaire d’une croyance naïve dans le progrès ou de la crainte de l’homogénéisation du globe.

Ibn khaldûn (1332-1406) a réfléchi sur le monde et l’histoire, à la fois en philosophe et en historien. Partant d’une définition de l’homme, de la société et de la civilisation dans leur essence, il a tenté de dégager les conditions a priori de l’existence humaine sur terre et, partant, du fonctionnement des sociétés et de l’évolution de la civilisation.

Cette approche universaliste, il l’a peut-être menée d’une façon plus systématique qu’aucun autre historien. Toutefois sa pensée, fondée sur les données historiques et les connaissances scientifiques disponibles à son époque et en même temps sur l’observation directe de la société où il vivait, dénote également une inspiration pragmatique et

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