Do not follow this hidden link or you will be blocked from this website !

Dans le même numéro

Une présidence sans parti en Argentine

juin 2007

#Divers

Esprit – L’Amérique du Sud attire l’attention par la variété des évolutions politiques qui s’y produisent simultanément. Qu’en est-il avant tout de la situation intérieure argentine ?

Isidoro Cheresky – L’actuel gouvernement argentin du président Nestor Kirchner s’est établi et consolidé de manière tout à fait inattendue1. En 2001, année qui précédait l’investiture de Kirchner, l’actuel président, l’Argentine cumulait les difficultés : débâcle économique, crise des institutions et méfiance croissante des gouvernés envers les gouvernants. Après un intérim politique, Kirchner fut élu en 2003 dans des conditions de grande faiblesse institutionnelle puisqu’il arriva en seconde position, avec 22, 4 % des voix, lors du premier tour des élections. Son adversaire, Carlos Menem, qui mena, en tant que président de la République, une politique néolibérale dans les années 1990, arrivé en tête à l’issue du premier tour, décida de se désister. Il était en position favorable mais faisait l’objet d’un rejet tel qu’il risquait un vrai rassemblement autour de son adversaire Kirchner, raison pour laquelle il choisit cette décision, pour le moins inhabituelle, de se retirer. Élu dans ces circonstances, Kirchner ne disposait pas d’une forte légitimité

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !