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Kosovo : un défi européen

Les deux tours de négociations, qui ont duré vingt mois, entre les dirigeants politiques du Kosovo et ceux de la Serbie n’ont pas fait changer leurs positions initiales. La Serbie refuse d’aller au-delà d’une autonomie « essentielle » (elle la qualifiait précédemment de « substantielle ») placée dans le cadre de la souveraineté de la Serbie (avec la possibilité d’ouvrir de nouvelles négociations dans vingt ans). Les Albanais du Kosovo n’envisagent rien en deçà d’une indépendance « surveillée » ou « encadrée » qui s’inscrirait dans la perspective de l’intégration dans l’Union européenne. Celle-ci est donc désormais sommée de trancher, sauf à s’enferrer dans l’illusion de prolonger un statu quo qui n’est plus tenable, ou dans l’irresponsabilité, en laissant les États-Unis et la Russie décider à sa place du devenir d’une région située en son cœur. Le moment est historique et les décisions qui seront prises engageront non seulement l’avenir des Balkans mais aussi celui de l’Union européenne (même si la reconnaissance d’un nouvel État indépendant n’est pas du ressort de l’Union européenne en tant que tel mais de ses États membres).

En tant que membres d’un Comité qui

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