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Le pirate et le partisan. Lecture critique d'une thèse de Carl Schmitt

juillet 2009

#Divers

Lecture critique d’une thèse de Carl Schmitt

Le pirate est-il, pour Carl Schmitt, un cas particulier de ces « combattants irréguliers » qui contestent la prédominance des États dans les rapports de puissance ? En quoi se distingue-t-il de cette autre figure de la dissidence qu’est le « partisan » ? Indissociable de la naissance du capitalisme, il introduit l’espace maritime dans une histoire politique où le rapport à la terre restait primordial.

En 1950, dans le Nomos de la Terre dans le droit des gens du « Jus Publicum Europaeum », Carl Schmitt dit des flibustiers anglais du xvie et du xviie siècle qu’ils furent non seulement « les pionniers de la nouvelle liberté des mers en tant que liberté essentiellement non étatique », mais aussi « les partisans de la mer à une époque de transition de la rivalité mondiale entre puissances catholiques et protestantes1 ». Mais, en 1963, dans sa Théorie du partisan, Schmitt se corrige :

S’il m’est arrivé naguère de dire des corsaires et des flibustiers

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