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Illich, seconde période

août/sept. 2010

#Divers

Après avoir atteint une notoriété mondiale à la fin des années 1970, Illich a poursuivi sa réflexion dans un second versant de son travail, moins compris mais profondément lié à ses premiers ouvrages. Il a approfondi sa réflexion sur les catégories mentales par lesquelles la modernité cherche à appréhender le monde : l’idée de « vie » en médecine, l’usage des chiffres en économie, la place du corps dans l’histoire de la technique…

À moins qu’elles n’aient été écrites par des amis, les notices nécrologiques sur Ivan Illich – mort le 2 décembre 2002 – avaient une caractéristique commune : elles évoquaient un penseur qui, à la fin des années 1970, aurait cessé d’être publiquement présent et même d’écrire. Presque toutes se concentraient sur la période écoulée entre les années 1950 et la fin des années 1970 ; elles décrivaient le défi sans pareil que « le pensoir indépendant et tournant le dos au pouvoir » d’Ivan Illich, le Cidoc de Cuernavaca, au Mexique, avait représenté pour les projets de développement tant de l’Église que de l’État. Ces notices redécouvraient aussi les recherches d’Ivan Illich sur la contre-productivité des institutions modernes, commentaient l’idée – toujours aussi pertinente aujourd’hui – selon laquelle les grandes instances de prestations de services éloignent la majorité

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