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Dans le même numéro

L'Afrique du Sud et les bénéfices du football

octobre 2010

#Divers

Malgré un bilan sportif mitigé, les Sud-Africains ne semblent pas avoir tenu rigueur à leur équipe, les Bafanas-Bafanas. Elle n’aura connu qu’une seule fois la défaite (contre l’Uruguay demi-finaliste) et réussi à obtenir un match nul face au Mexique et à triompher de l’équipe de France. Plus encore, leur élimination au premier tour de la compétition n’a amoindri ni l’euphorie ni la fierté qui se sont emparées des Sud-Africains, un mois durant. Mais par-delà le bilan sportif, il faut se demander quelles transformations politiques et sociales peuvent être attendues au terme de la Coupe du monde.

L’unité nationale : un sentiment plus qu’une réalité sociale

L’engouement pour la Coupe du monde a été partagé par les Noirs (c’était attendu) comme par les Blancs (c’est l’heureuse surprise). Les Blancs ont goûté à l’événement d’abord avec surprise puis, au fil des jours, avec enthousiasme. Supporter l’équipe nationale puis, après son élimination, le Ghana, a été l’occasion pour les Afrikaners d’offrir une forme de reconnaissance aux Africains et aux coloureds (métis), sans avoir à en payer le prix en pénitence. De même, sans devenir de hauts lieux touristiques, les townships ont été déstigmatisés, au point que des blancs qui, peu au

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