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Le grand débat sur l'alimentation n'a pas eu lieu

décembre 2017

#Divers

Entre la méfiance croissante à l’égard de la production alimentaire industrielle, la crise que vivent les agriculteurs français et la montée de régimes alimentaires alternatifs, s’alimenter commencerait presque à relever d’un acte politique. À l’annonce de l’organisation d’États généraux de l’alimentation, on aurait donc pu espérer que ces derniers soient l’occasion d’un véritable débat. Car pour l’instant, le discours sur la culture gastronomique française continue surtout de masquer la persistance d’un recours massif aux produits de l’industrie agroalimentaire1. On assiste dans le même temps à l’explosion de la consommation bio, à la floraison de modèles de distribution alternatifs et à l’émergence du « consom’acteur », désireux d’être informé et de peser par ses choix de consommation. Les médias se font d’ailleurs l’écho des préoccupations nouvelles de la population, plus sensible dans son ensemble aux conditions de production de la nourriture.

Les enjeux sociaux, économiques, sanitaires, environnementaux et éthiques de l’alimentation ne sont pas minces. Il faut, pour commencer, aborder la triste réalité de la situation des agriculteurs, qui sont un quart à gagn

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