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L’éphémère retour des villes. L’autonomie locale à l’épreuve des recompositions de l’État

février 2008

#Divers

Dans un précédent article, Renaud Epstein parlait de la volonté de l’État de « gouverner à distance » en prenant l’exemple de l’Anru (Agence nationale de la rénovation urbaine). Après avoir favorisé le gouvernement des villes et leur autonomie durant la première phase de la décentralisation, l’État revient en force : plutôt que d’énoncer des règles et des principes, son action consiste à évaluer les villes qu’il met en concurrence. Organiser la concurrence ? Cela définit une stratégie néolibérale, une des modalités de l’action sarkoziste.

La dynamique continue d’affirmation de l’autorité de l’État-nation, de structuration de son administration et d’extension de ses champs d’intervention a longtemps semblé sans borne. Son emprise sur le territoire, la société et l’économie nationale s’était traduite par une mise sous tutelle des villes. Leurs gouvernants s’apparentaient à des agents de l’État, relayant et mettant en œuvre les politiques nationales dans une relation centre-périphérie structurée de manière hiérarchique. Le cycle historique de renforcement de la centralité étatique et de restriction de l’autonomie politique des villes amorcé au milieu du xixe siècle, en France comme dans les autres

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