Do not follow this hidden link or you will be blocked from this website !

Dans le même numéro

Comment sauver l’'Europe

mai 2014

#Divers

En appeler à des transformations institutionnelles de l’Europe ne suffit pas aujourd’hui, car l’Europe connaît une crise profonde de sa représentation. Les conditions préalables à l’exercice d’un vote démocratique ne sont pas réunies, et ce n’est que par la mobilisation des citoyens que l’on peut échapper aux nouveaux nationalismes comme à la doctrine ultralibérale.

L’Europe ne réchauffe plus les cœurs, c’est le moins que l’on puisse dire. L’idée de l’Europe comme future institution politique (les « États-Unis d’Europe ») ne dit plus grand-chose à ses citoyens potentiels, là où l’Europe telle qu’elle existe réellement provoque un sentiment d’hostilité. Elle est vécue comme l’Europe des puissances financières et des gouvernements soumis, certainement pas de la souveraineté populaire. Si l’Europe politique en reste à cette Europe, alors la désaffection ne fera que grandir, les tentations nationalistes se multiplieront (jusqu’au chauvinisme puis à l’étape suivante, le racisme), les suggestions autoritaires et le populisme réactionnaire auront toujours plus d’influence.

Des réformes illusoires

Dans ce contexte, prêcher « plus d’Europe », comme

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !