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Quelle spécialisation optimale pour la France ?

Dans la division internationale du travail, quels sont les avantages comparatifs de la France ? Comment peut-elle, au mieux, tirer parti de la mondialisation ? Si elle ne peut concurrencer les pays à bas salaire dans une grande part de l’activité industrielle, sa spécialisation dans le haut de gamme industriel lui permet de défendre de l’emploi mais trahit aussi un manque de dynamisme, à la différence des États-Unis, dans les secteurs à haute technologie qui tirent l’activité économique.

On a beaucoup parlé de mondialisation depuis le milieu des années 1980, et la question de la contribution de ce processus aux dérèglements du marché du travail, directement ou via l’innovation défensive au Nord, a largement occupé les internationalistes. Pourtant, l’opinion publique ressent qu’un phénomène d’une autre nature est à l’œuvre depuis peu de temps. Ce sentiment est objectivé dans le phénomène des délocalisations, qui concentre toutes les peurs. Si l’opinion a tort d’attribuer aux délocalisations d’activités et plus généralement à la concurrence des pays à bas salaires les difficultés du marché du travail dans les pays du Nord, en particulier en France et en Allemagne, sa perception d’une accélération du phénomène de la mon

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