Dans le même numéro

Tragique beauté : Le vent se lève, de Ken Loach

L’échec de l’insurrection de Pâques 1916 à Dublin, dont tous les conjurés furent fusillés, laissait un goût amer aux Irlandais républicains. En 1920, voulant profiter de l’épuisement de l’Angleterre, les Irlandais reprirent la lutte contre l’occupant anglais. Multipliant les coups de force, ils firent preuve d’une incroyable audace. Michael Collins fut le héros de ces années. Devant l’importance des pertes anglaises, la répression fut terrible. Les mercenaires anglais avaient quartier libre. Racistes, méprisants, haineux, brutaux, ils furent d’une sauvagerie extrême, semant la terreur dans le pays. Le souvenir de leurs méfaits se raconte encore aujourd’hui. L’autre nom qui domine cette période est celui de Mac Swiney, le maire républicain de Cork, qui mourut après 73 jours de grève de la faim dans une prison britannique. Soixante ans plus tard, dans les années 1980 à Belfast, la mémoire de ce fait fut réactivée par les grévistes de la faim de Long Kesh.

Cette guerre coloniale prit fin en 1921 quand furent signés à Londres les accords selon lesquels l’Irlande devenait dominion. Les troupes anglaises quittaient le pays, mais six comtés de l’Ulster autour de Belfast formeraient l’Irlande du Nord.

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !

Georges Baguet

Georges Baguet, né en 1922 à Paris et mort le 29 mars 2015, fut journaliste, voyageur, écrivain, photographe mais avant tout observateur de l’homme pris dans l’histoire et ses tourments. Il écrivait ainsi : « ll faut garder un contact physique avec les pauvres : ceux qui souffrent à cause de l’Histoire ont un juste sens de l’Histoire ». Comme en témoignent ses photographies autant que ses textes,…

Dans le même numéro

La France face à ses musulmans :
émeutes, jihadisme et dépolitisation
Représentation politique : une comparaison américaine
Où va la justice pénale des mineurs ?