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La corruption politique en Algérie : l'envers de l'autoritarisme

juin 2011

Si la corruption est omniprésente en Algérie, ce n’est pas seulement parce que la manne pétrolière permet de sécuriser des clientèles. C’est un effet de la construction du régime ou plutôt son mode de pouvoir depuis l’indépendance. Cette description des mécanismes du pouvoir algérien permet de comprendre la singularité de ce pays, à l’écart de la vague de révolte.

Si la corruption est devenue un sujet de préoccupation et d’études depuis trois décennies, elle reste peu analysée dans le monde arabe. Alors qu’elle a pris des proportions de plus en plus grandes dans la région – comme le reflètent les récentes révélations sur les avoirs des clans Moubarak en Égypte et Ben Ali en Tunisie et de leurs clientèles respectives –, la corruption demeure, du Maghreb au Machrek, paradoxalement encore une terra incognita. L’étude de la corruption en Algérie ne déroge pas à ce constat.

La thèse défendue dans ce texte ambitionne de construire un pont analytique et conceptuel entre deux régions du savoir maintenues à égale distance l’une de l’autre par la littérature savante consacrée à cette aire : la corruption et l’autoritarism

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