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Positions – La révolution tunisienne en cours de confiscation

La couverture indigente, par les médias français, du Forum social mondial tenu à Tunis du 26 au 30 mars 2013 témoigne de la difficulté à écouter une société civile étonnamment vivante, en dépit de la gravité de la situation économique ; son action demeure déterminante pour sauvegarder les valeurs d’une révolution détournée par la troïka actuellement au pouvoir.

Comment ne pas voir le rôle moteur de cette frange active de la société avec, parmi ses principaux acteurs, l’Union générale des travailleurs tunisiens (Ugtt), l’Association des magistrats, le Syndicat national des journalistes tunisiens, les collectifs de femmes, de blogueurs, de jeunes chômeurs, etc. qui, depuis décembre 2011, n’a eu de cesse de se faire entendre ? Mieux, elle a obligé un pouvoir au projet démocratique dévoyé à faire (parfois) machine arrière. Sans être malheureusement décisifs, faute d’une opposition politique assez lucide et unifiée pour les capitaliser, ces quelques reculs constituent le principal, voire actuellement le seul, garde-fou aux tentatives d’Opa par le parti Ennahda du processus de démocratisation amorcé en janvier 2011. Le poids des deux autres protagonistes, nonobstant les dénégations de leurs anciens chefs de file (Mustafa Ben Jaafar, pr�

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