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Encadré : La campagne inédite de Nicolas Sarkozy

février 2012

#Divers

Nicolas Sarkozy est en train de mener une campagne complètement originale. Sa stratégie est dictée par le contexte économique, qui lui est extrêmement défavorable. Avec 10% de chômeurs, quelles que soient les réformes effectuées par ailleurs, aucun chef de gouvernement des pays de l’Ocde n’a réussi à se faire réélire au cours des dernières années. Sur le plan symbolique, la dégradation du triple A français par l’agence Standard and Poor’s est un coup pour le gouvernement, tant elle fait surgir des images d’inéluctable déclin. À cela viennent s’ajouter la dette toujours en hausse, le déficit du commerce extérieur, toute une série de chiffres qui composent un tableau bien sombre, et pèsent lourdement sur les chances de réélection du président sortant.

En effet, celui-ci ne peut faire campagne sur son bilan : le chômage, la dette, le pouvoir d’achat occupent tout le champ politique, et ne laissent guère de place à l’éventuelle revendication de réformes « réussies » (l’université et les retraites, par exemple, du point de vue du gouvernement). Nicolas Sarkozy se trouve donc dos au mur, et n’a que deux solutions : soit il laisse agir le temps et prend ses distances, comme l’a fait Valéry Giscard d’Estaing en 1981,

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