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NRF, une commémoration nostalgique

juillet 2009

#Divers

Coup de sonde

Nrf, une commémoration nostalgique

La Nouvelle Revue Française a été un lieu central de la vie artistique de notre pays : il suffit d’examiner les catalogues des collections de poche de Gallimard (« Folio », « L’imaginaire », « Poésie »). La liste des « grands écrivains français » publiés par la revue ou édités par la librairie Gallimard est impressionnante : Proust, Céline, Giono, Martin du Gard, Gide, Camus, Saint-John Perse, Jean-Paul Sartre, Le Clézio... pour privilégier trois auteurs français encore les plus lus et les plus étudiés (le nombre d’articles, de livres, de thèses préparées, de colloques, etc., peut étayer, d’un point de vue statistique, ce jugement) et six des quatorze prix Nobel de littérature français. Mais on sait que Proust n’a pas été « découvert » par la Nrf (le refus de Gide de publier Du Côté de chez Swann est célèbre), Céline est un « auteur Denoël », et Giono a d’abord été un « auteur Grasset », comme Malraux. Quant à Mauriac et Claude Simon, autres prix Nobel, ou Gracq et Perec pour citer d’autres écrivains capitaux, ils ne sont pas des « auteurs Nrf&nb

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