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Dans la nuit burundaise

juil./août 2016

#Divers

La nuit au Burundi est celle de la répression, de la surveillance et de la torture que le pouvoir justifie par la menace d’un nouveau massacre sur les Hutu. Alors que le tissu social résiste à la fièvre identitaire, peu d’acteurs institutionnels semblent disposés à empêcher l’escalade de la violence.

Le risque est continu, la violence sourde, l’oppression permanente. Pas tant pour nous, les journalistes de la presse internationale, mais pour nos contacts burundais, nos sources, nos connaissances et nos amis. Nous rencontrer les expose à de grands dangers. Si le sujet diffusé ou le reportage publié témoignent de la répression en cours, les voilà arrêtés par le Service national de renseignement (Snr), « ligotés comme un avion » (mains et jambes attachées), et enfermés à la Documentation (le siège de la Snr) pour y être interrogés. Là, ils vont « prendre le thé ». Dans la novlangue des tortionnaires, « l’heure du thé », c’est le temps de la torture : tabassés au fer à béton et brûlés à l’aide de sacs en plastique.

Les Burundais qui nous ont parlé au printemps dernier, ceux qui ont été pris en photo dans les manifestations dont les images ont été diffusées dans nos médias ou sur les réseaux sociaux, on

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LARCHER Laurent

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