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Questions sur les biens communs

janvier 2010

#Divers

Si un large consensus se dessine désormais sur la nécessité de préserver les biens communs que sont la biodiversité, la forêt amazonienne ou encore le climat, quelle est la meilleure manière de procéder ? À l’encontre d’une littérature engagée qui voit dans cette thématique une annexe du non-marchand et du don réciproque, il faut rappeler que le recours au marché et la régulation par l’État resteront deux outils indispensables pour organiser des partages justes et efficaces.

Les biens communs ne sont pas des choses mais des rapports sociaux. Ou, plus exactement, les choses sur lesquelles ils portent (matérielles ou immatérielles, pacage ou espace des connaissances) ne sont que très rarement des res nullius, des biens n’appartenant à personne et donc susceptibles d’être surexploités et détruits. Ceux que nous connaissons qui, par définition, n’ont pas été détruits, ont toujours été régulés, dans leur accès et leur usage, par des rapports sociaux : formes de propriété, d’autorité, règles coutumières. La formule de « tragédie des communs », lancée par l’article de l’écologiste Garret Hardin paru en 1968 dans Science et qui a attiré l’attention sur la surexploitation des espaces laissés en libre accès, est en réalité trompeuse. Ce que Hardin décrit dans cet article (le surpâturage de

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