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À la recherche d'un modèle de croissance (entretien)

novembre 2009

#Divers

Dans ce dialogue, les deux économistes de la « régulation » soulignent que les événements de 2007-2008 marquent la fin d’un type de développement, celui du « postfordisme » et de la valeur actionnariale. C’est donc un autre modèle qui doit lui succéder, moins injuste socialement, qui ne pourra pas ignorer les contraintes environnementales. Comment en dessiner les contours ?

Esprit – Pour bien prendre la mesure de la crise économique que nous traversons, il semble important de prendre en considération, au-delà des péripéties du monde de la finance, les déséquilibres du modèle de croissance dans lequel nous étions engagés. Mais pour nous faire comprendre celui-ci, pouvez-vous rappeler tout d’abord comment il s’est mis en place et comment s’est accompli le passage de ce que vous avez appelé « capitalisme fordiste » vers un « capitalisme de la valeur actionnariale » ?

Michel Aglietta – À la fin des années 1970 et au début des années 1980, le mode de croissance de l’après-guerre entre en crise : la productivité ne permet plus de réaliser une répartition satisfaisante des revenus et les luttes pour la répartition se tendent. Nous sommes dans le cadre du capitalisme managérial, avec une fort

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LIPIETZ Alain

Michel Aglietta

Professeur émérite à l'université Paris-Ouest et conseiller scientifique au CEPII et à France Stratégie. Il a été membre de l'Institut universitaire de France et membre du Haut Conseil des finances publiques.

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