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Dans le même numéro

Changement intérieur, récit de soi et regard social

mai 2014

#Divers

La conversion est souvent perçue comme un acte purement individuel, une transformation radicale de soi. Or elle doit aussi être reconnue par une institution cléricale, selon ses propres règles. Mais ce changement intérieur doit se dire d’une manière qui le rende acceptable dans un âge séculier qui ne lui réserve pas d’espace d’expression publique.

L’étude des conversions religieuses a longtemps été suspecte dans les sciences sociales. Là où la sociologie cherchait des régularités, l’intérêt pour le changement de religion, brusque et individuel, était quasi nul. Ce n’est qu’à la faveur du retour en grâce de l’individu et de l’avènement de la notion de sécularisation (à la toute fin des années 1950) que la conversion religieuse a été saisie par les sciences sociales et plus particulièrement par la sociologie. Les « nouvelles sociologies », qui se concentrent sur les actions individuelles, redécouvrent l’événement et le changement et s’intéressent alors aux modes d’engagements religieux. La seconde tendance est la perte d’influence des églises dites « traditionnelles », qui libèrent ainsi les individus d’une contrainte jusqu’alors indiscutée : si la religion est moins importante dans nos vies quotidiennes, alors il est possible d’en changer, voire de ne pas en avoir, et un jour, d’en choisir une.

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