Greta Thunberg devant le parlement suédois | Photo de Anders Hellberg | Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0 International wikimedia
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L’effet Greta

Avec Greta Thunberg, c’est une jeunesse citoyenne qui s’impose et qui enterre l’adolescence post-­moderne.

La métamorphose corporelle de l’enfance à l’âge adulte – la puberté – est une constante physiologique, mais les transformations psycho­logiques et sociales que représente ce moment varient selon les époques et les cultures. Depuis la fin des années 1960, cette étape de la vie est ainsi passée de la dénomination d’enfance (nos enfants «morts pour la France» étaient bien des soldats de 16 à 25 ans), à celle de jeunesse, puis d’adolescence. Actuellement, on observe une rapide accélération de ce que l’on pourrait appeler l’adolescence post-moderne.

La puissance du pubertaire

Mai 68 – l’émoi 68 selon la formule de Lacan – a provoqué ce que suscite l’adolescence pour l’adulte : un sentiment ambivalent, entre amour et haine, fascination et répulsion, envie de maîtrise et perte de contrôle, désir et peur. La critique radicale par les jeunes de 1968 vis-à-vis de la génération qui les a précédés, la volonté de marquer la fin d’un vieux monde, n’est pas sans rappeler le début de l’adolescence, moment d’une perception nouvelle des imagos parentales. L&rs

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Marion Robin

Psychiatre et auteur de « Ado désemparé cherche société vivante » (Ed Odile Jacob).

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À mi-mandat du quinquennat d’Emmanuel Macron, le dossier diagnostique une crise de la représentation démocratique. Il analyse le rôle des réseaux sociaux, les mutations de l’incarnation politique et les nouvelles formes de mobilisation. À lire aussi dans ce numéro : Jean-Luc Nancy sur l’Islam, Michael Walzer sur l’antisionisme et François Dubet sur la critique de la sélection.