Dans le même numéro

Lola Montès, de Max Ophuls, le plus beau film du monde ?

février 2010

#Divers

Au centre d’une étrange piste de cirque, impassible et rêveuse, Lola Montès remonte le cours de ses souvenirs. Pourquoi ce film reste-t-il, plus de cinquante ans après, par son travail sur les couleurs, le son, le montage... le sommet de l’art d’Ophuls ? Portrait de femme, cruel et baroque, insistant et incomplet, il exprime aussi le désarroi du cinéaste venu se réfugier en France, dans sa fuite entre Berlin et les États-Unis et, à travers lui, la désorientation de l’Europe.

C’était à la fin de 1955. J’avais dix-neuf ans. En 1958 paraîtrait mon premier article dans Esprit, où le cinéma reposait encore, pour peu de temps hélas ! sur les épaules frêles du cher André Bazin. À propos de quoi cet article ? De Louis Malle peut-être, et des Amants, qui fit scandale à l’époque (pauvres de nous !) dans les milieux bienpensants. Ce qui veut dire (la date de ces premières armes) que je n’eus pas l’occasion alors de clamer mon enthousiasme pour le plus beau film du monde, ce Lola Montès que défendit si vigoureusement Claude Beylie (« La chapelle Sixtine du 7e Art ») d

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !