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La peur d’une guerre (in)civile ?

avril 2018

#Divers

Les réfugiés palestiniens au Liban ont été affectés par la crise syrienne, tant du fait de la position des autorités politiques palestiniennes dans le conflit syrien que de l’arrivée de nouveaux de réfugiés palestiniens depuis la Syrie. 

Les Palestiniens du Liban[1] ont vécu la crise syrienne à distance. De l’adolescent cireur de chaussure au jeune chômeur et précaire, du professeur palestinien d’une école de l’Unrwa[2] au haut cadre politique du Fatah de feu Yasser Arafat, le discours est souvent le même : ni le régime syrien, ni l’opposition ne semblent avoir leur faveur. En renvoyant dos à dos les acteurs d’un théâtre de guerre que les Palestiniens voudraient voir toujours plus lointain, les réfugiés palestiniens au Liban ont aussi tiré les leçons d’une histoire qu’ils ne connaissent que trop : lorsqu’un conflit devient (in)civil, les Palestiniens en payent le prix. De son implication dans la guerre civile libanaise (1975-1989), l’Organisation de libération de la Palestine (Olp) n’a récolté que des cendres : les réfugiés palestiniens au Liban sont sortis exsangues des déchirures libanaises.

Contenir les effets de la crise syrienne

Depuis 2011, les effets de la crise syrienne sur les camps de réfugiés palestiniens du Liban ont été relativement contenus. Le Hamas a rompu tout lien avec Damas en février 2012 : mais sa direction au Liban a prése

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Nicolas Dot-Pouillard

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Comment se fait aujourd’hui le lien entre différentes classes d’âge ? Ce dossier coordonné par Marcel Hénaff montre que si, dans les sociétés traditionnelles, celles-ci se constituent dans une reconnaissance réciproque, dans les sociétés modernes, elles sont principalement marquées par le marché, qui engage une dette sans fin. Pourtant, la solidarité sociale entre générations reste possible au plan de la justice, à condition d’assumer la responsabilité d’une politique du futur. À lire aussi dans ce numéro : le conflit syrien vu du Liban, la rencontre entre Camus et Malraux et les sports du néolibéralisme.