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La genèse du conflit au Sahel

Les réunions internationales – à Malte en octobre, à Abuja en novembre, à New York en décembre – se sont succédé, les bruits de bottes et de drones se sont faits pressants, les médiations se sont multipliées et les options se sont additionnées sans qu’un scénario de solution de la crise au Sahel ne se dessine pour autant, l’intervention n’étant pas en elle-même une solution. S’il est légitime (le gouvernement malien en est demandeur) et nécessaire (le statu quo était intolérable pour les communautés locales), cet activisme souffre, en réalité, d’un problème plus profond que la simple question de l’intervention, à savoir la dissonance entre les procédures de résolution de crise mises en place par la communauté internationale au lendemain de la guerre froide et la complexité des conflits de l’après-11 Septembre comme, on peut déjà le dire, de l’après-printemps arabe.

Aujourd’hui, à la faveur d’un discours sécuritaire et d’un interventionnisme banalisés ces vingt dernières années, la question du Sahel est en passe d’être confinée à la seule intervention armée au Mali. Cette solution n’en demeure pas moins complexe, moins dans son bien-fondé que dans sa faisabilité et ses conséquences, et ce pour trois raisons.

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