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Dans le même numéro

La crise n’est pas encore derrière nous

mars/avril 2009

#Divers

La faillite de Lehman Brothers au mois de septembre 2008 a fait prendre conscience aux banques que l’on ne « rasait plus gratis ». C’est ce que les économistes appellent l’« aléa moral », c’est-à-dire l’épée de Damoclès qui incite les banques à ne pas faire n’importe quoi : l’État ne sera pas toujours là pour « payer les pots cassés ». Cette faillite a, par ailleurs, fait prendre conscience aux gouvernements que la crise était plus grave qu’ils ne le pensaient jusqu’alors et qu’il fallait donc réagir.

Le plan Obama comme les plans de secours de l’ensemble des pays européens et le plan de relance budgétaire chinois sont, d’une certaine manière, les purs produits de la faillite de Lehman. Il en est de même pour la réunion du G20 qui s’est tenue à Washington le 15 novembre 2008. Comme l’élection de Barak Obama à la présidence des États-Unis, cette réunion a suscité d’immenses espoirs : pour la première fois, les vingt pays les plus puissants de la planète acceptaient de s’asseoir autour d’une table pour examiner les moyens de sortir ensemble de la crise. L’illusion entretenue par une grande majorité de décideurs quant à l’efficacité du G7 (les sept pays les plus riches, mais, pour certains, les plus endettés) allait enfin être dissipée. Personne ne croyait, certes, aux miracles : les atermoie

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