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Six ans après Enron, le nouveau visage des capitalismes

Scandale sans précédent, la faillite d’Enron, fleuron du capitalisme américain, a-t-elle fait progresser la régulation du capitalisme et la gouvernance des entreprises ? Ce scandale aurait-il pu arriver ailleurs qu’aux États-Unis ? Puisque le capitalisme a pris des formes historiques différentes à travers les pays, assiste-t-on à une convergence des capitalismes nationaux ou à une affirmation des spécificités de chaque modèle ?

Un jour tout sera bien, voilà notre espérance.

Tout est bien aujourd’hui, voilà l’illusion.

Voltaire

Que décembre 2001 paraît loin ! Quand, brutalement – éclair d’orage dans un ciel uniformément bleu – Enron, le fleuron du capitalisme américain, classé quatre fois au cours des cinq années précédentes « entreprise américaine de l’année » par le magazine Fortune, se met sous la protection de la loi des faillites et révèle à ses petits actionnaires, à ses salariés et au reste du monde (anesthésiés, par ailleurs, par le mirage Internet), plus de cinquante dérives par rapport au modèle archétypique de l’entreprise du xxie siècle

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