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L'ambition démocratique à l'âge de l'anthropocène

décembre 2015

#Divers

De même que la révolution industrielle a mis la société démocratique à l’épreuve du marché libéral, la révolution climatique l’engage à réfléchir sur son environnement et à protéger la nature. Face au changement climatique, il faut donc réaffirmer l’ambition démocratique des sociétés modernes.

Le concept d’anthropocène, forgé au début des années 2000 par un petit groupe de savants mené par Paul Crutzen, est aujourd’hui devenu le centre d’une controverse intellectuelle majeure, dont l’écho médiatique se fait plus présent à l’approche de la Cop21. Ce que ce terme désigne, le genre de savoirs qui lui sont ajustés et le type de réponse politique qu’il appelle ne font en aucun cas consensus, mais une communauté scientifique de plus en plus large s’accorde à l’accepter comme un point de repère décisif. Le credo minimal, si l’on peut dire, qui organise cet espace de controverses peut être formulé ainsi : le changement climatique, ainsi que le cortège de conséquences humaines et non humaines qu’il entraîne, marque l’avènement d’une nouvelle séquence temporelle qui est à la fois géologique, dans la mesure où l’action humaine reconfigure les dynamiques fondamentales du système-Terre, et historique, puisque ces évolutions

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Pierre Charbonnier

Philosophe, chargé de recherche au CNRS (Lier-Imm-Ehess), il est l’auteur de la Fin d’un grand partage (CNRS, 2015). Voir son article « L’ambition démocratique à l’âge de l’anthropocène », Esprit, décembre 2015.

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A l’occasion de la Cop21, la revue Esprit se demande comment les sciences humaines élaborent de nouveaux outils conceptuels pour habiter la Terre de manière responsable. Le dossier réunit les contributions de Philippe Descola, Dale Jamieson, Pierre Charbonnier et Catherine Larrère, ainsi qu’une table ronde composée de savants et de politiques.