Luciano Canfora By Antonio Pignato - Own work, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=119203361
Luciano Canfora By Antonio Pignato - Own work, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=119203361

Menaces sur les intellectuels

En quelques mois, le gouvernement de Giorgia Meloni a multiplié les attaques contre des hommes et des femmes exprimant une parole critique dans l’espace public : les écrivains Roberto Saviano, Antonio Scurati, la philosophe Donatella Di Cesare, l’historien de l’art Tomaso Montanari, la journaliste Serena Bortone ou le caricaturiste Mario Natangelo en ont déjà fait les frais. La plainte en diffamation qui a visé le grand historien Luciano Canfora pour avoir qualifié la cheffe du gouvernement de « néonazie dans l’âme » a suscité une mobilisation internationale, à l’initiative de Pierre Vesperini, chercheur au CNRS. Pour Esprit, ce dernier évoque le climat intellectuel et politique italien, l’histoire des rapports entre les intellectuels et le pouvoir dans laquelle s’inscrit cette actualité, tout en soulignant que la défense de la liberté d’expression dans l’espace public démocratique doit être l’affaire de tous.

Entretien avec Pierre Vesperini

Giorgia Meloni a finalement retiré sa plainte contre Luciano Canfora, mais d’autres affaires similaires sont encore en cours. Dans les entretiens que vous avez donnés à la presse française sur cette affaire saisissante, vous parlez de « ballons d’essai », pour qualifier l’attitude du gouvernement italien. Est-ce à dire qu’il y a une stratégie construite du pouvoir, qui consiste à voir jusqu’où il peut aller et à s’adapter en fonction des réactions ou de leur absence ?

Il me semble que cette affaire que vous qualifiez de « saisissante » n’a justement pas saisi grand monde. Lorsque j’ai appris l’existence de cette plainte, j’ai attendu qu’un mouvement de soutien s’organise parmi les intellectuels italiens. Si l’Association nationale des partisans italiens (ANPI1) a lancé une pétition, j’ai constaté qu’il n’y avait presque aucun intellectuel parmi les signataires. J’ai d’abord écrit un billet dans Le Club de Mediapart2, puis m’est venue l’idée de rédiger une tribune3, cette fois-ci collective, dans Libération. Peu de collègues étaient volontaires au départ, en raison des positions de Canfora sur l’Ukraine. Dans l’intervention qui lui était reprochée, il se moque en effet de la volte-face atlantiste de Giorgia Meloni (elle était jusqu’alors pro-russe, comme toute l’extrême droite italienne) et, plus largement, du conformisme de la classe politique italienne, qui aurait cessé dès lors de la considérer comme une « folle » et l’aurait vue au contraire comme une grande femme d’État. Il est certain que le propos de Canfora pouvait choquer, puisqu’il disait que Meloni avait soutenu les « néonazis ukrainiens » (il dira plus tard qu’il faisait allusion au bataillon Azov, dont on parlait beaucoup à l’époque) parce qu’elle était « néonazie dans l’âme ». Beaucoup de collègues ont donc refusé de le soutenir, et je pense que c’est une erreur. Car la liberté d’expression ne garantit pas le droit de dire uniquement des choses plaisantes, justes, équilibrées, etc. Elle protège le droit de tout dire, y compris des choses qui peuvent choquer. Voilà pourquoi j’avais mis à la fin de ma tribune cette phrase du grand juriste américain Oliver Wendell Holmes : « S’il y a un principe […] qui exige plus impérieusement que tout autre d’être respecté, c’est le principe de la liberté de pensée – non pas la liberté de pensée pour ceux qui sont d’accord avec nous, mais la liberté pour la pensée que nous détestons4. »

Ses seules limites sont l’incitation à la haine, à la violence ou à la discrimination, et bien sûr la diffamation. Le mot est ambigu : à mon sens, la diffamation doit s’entendre au sens d’une allégation vous reprochant des faits graves, elle ne désigne pas les propos âpres et violents qui font partie depuis toujours du débat politique. Si quelqu’un me traitait de « néonazi dans l’âme », je me contenterais de hausser les épaules. Si quelqu’un en revanche prétend que les livres que je signe sont écrits par quelqu’un d’autre, là il s’agit d’un fait grave, là nous sommes bien dans la diffamation. Mais les pouvoirs ont toujours utilisé la diffamation au sens de « dire du mal de quelqu’un » pour attaquer leurs opposants.

L’indifférence à une agression venant du pouvoir s’installe en Italie, mais elle pourrait tout à fait toucher la France. J’ai découvert récemment que Mathias Chauchat, professeur à l’université de Nouvelle-Calédonie, a été suspendu à titre conservatoire à cause de propos tenus sur le réseau social X5. En 2023, deux professeurs de philosophie du secondaire ont été également suspendus pour avoir tenu des propos qui, aussi discutables soient-ils, doivent pouvoir être tenus dans une démocratie digne de ce nom.

Il ne s’agit donc pas d’être d’accord avec Canfora pour trouver normal de le défendre. Heureusement, de plus en plus de collègues ont compris ma démarche, consistant justement à construire un saisissement autour de cette attaque sans précédent contre la liberté d’expression (c’était la première fois depuis 1945 qu’un chef du gouvernement poursuivait un intellectuel devant les tribunaux), par la publication d’une tribune et l’accumulation des signatures. Il faudrait que chacun soit capable de se transformer en ce que Clemenceau appelait « un soldat de la démocratie » lors de ses conférences à Buenos Aires en 1910. Il y insiste sur le fait que dans une démocratie, l’exercice de la citoyenneté ne doit pas se limiter à obéir aux lois, payer ses impôts, voter tous les cinq ans, etc., mais consiste aussi à agir chaque jour pour la démocratie : « Mauvais principe, en effet, que de rester stationnaire. “Démocratie” n’est pas un mot magique qui dispense de l’action : il faut travailler, ne pas se montrer indifférent. “Si vous ne vous occupez pas de la politique”, a-t-on dit, “la politique ne tardera pas à s’occuper de vous. ” Ceux qui méprisent la politique n’ont rien à faire en démocratie ; qu’ils aillent vivre sous un régime de tyrannie. […] Sans le courage civique, il n’est pas de vrais démocrates ; sans vrais démocrates, on n’a qu’une parodie du gouvernement démocratique. […] Ceux qui ont l’esprit de passivité [doivent] secouer leur apathie et […] faire effort de civisme pour aider au progrès. Au fond les Constitutions ne valent que par les citoyens ; sans vertus civiques, on n’aura jamais qu’une démocratie de façade, avec, de l’autre côté, tout ce que vous voudrez, et aussi ce que vous ne voudrez pas6. » On ne nous a pas assez appris à l’école qu’être citoyen, c’est être conscient, vigilant et engagé.

Est-ce le fait que cette mobilisation soit passée par la France et trouve d’autres relais à l’international qui a fait reculer Meloni au point qu’elle retire sa plainte ? Autrement dit, pourrait-elle recommencer – et cette fois aller au bout de la procédure – en visant des personnalités moins visibles et, de fait, moins protégées ?

Oui, elle a d’ailleurs déjà recommencé. Un enseignant du secondaire romain, Christian Raimo, a été suspendu trois mois par le ministre de l’Instruction pour l’avoir simplement critiqué. Luciano Canfora, bénéficiant de ce mouvement de protestation médiatiquement très relayé, a évité le procès. Le monde a formé une caisse de résonance, et il a sorti l’affaire du contexte strictement italien, permettant de faire valoir que l’enjeu était à la fois crucial et simple : la défense du seul idéal de la liberté d’expression, par-delà les désaccords. En ce qui concerne Christian Raimo, on devrait au moins assister à une mobilisation nationale de ses collègues italiens. Mais il me semble que ce n’est pas le cas.

L’Italie a connu deux grands moments d’anti-intellectualisme au xxe siècle : le fascisme et le berlusconisme. Le premier prenait au sérieux la figure de l’intellectuel et avait sa propre intellectualité. Le second relève davantage d’un mépris que l’on pourrait qualifier de populiste à l’endroit du travail intellectuel et de ceux qui l’incarnent, supposément confinés dans le ciel des idées, séparés des préoccupations du reste de la société. Comment situez-vous ce qui se passe aujourd’hui au regard de cette histoire ?

C’est très juste. Fascisme et antifascisme avaient chacun leurs intellectuels, que l’on songe à Giovanni Gentile ou Antonio Gramsci. D’une façon générale, on ne soulignera jamais assez que le fascisme et le nazisme ont été plébiscités par un nombre considérable d’intellectuels. En Allemagne, on cite souvent le cas de Heidegger ou de Carl Schmitt, mais comme s’il s’agissait d’aberrations. En réalité, ils ne sont que la pointe de l’iceberg. Pour à peu près tout le monde, dans les années 1930, il allait de soi que la démocratie était un régime fini et que l’avenir était aux totalitarismes (de type fasciste, nazi ou soviétique). Les intellectuels ont joué un très grand rôle dans ce processus. Le berlusconisme des années 1990 est ensuite un grand moment d’anti-intellectualisme. On a le sentiment que les deux se mêlent dans ce qui arrive aujourd’hui : le côté grotesque, clownesque, de certains ministres et de leurs déclarations, qui rappelle l’époque Berlusconi, et en même temps un certain projet intellectuel fasciste qui veut en finir avec l’antifascisme comme qualificatif de la République italienne, et donc avec la Constitution.

Mais je crois que les rapports entre les intellectuels et le pouvoir en Italie héritent aussi d’une histoire plus ancienne, celle de la Contre-Réforme catholique, qui a durablement créé un climat hostile à la liberté de l’esprit. Il est frappant à l’université de constater l’aura dont jouissent encore les professeurs, et face à eux de voir leurs élèves, tout docteurs qu’ils soient, non seulement ne pas oser les contester, mais se comporter parfois avec une obséquiosité déconcertante. À ses grandes heures, le Parti communiste italien fonctionnait aussi avec un esprit de sérieux ecclésial, qui traitait avec un mépris hiérarchique confondant les jeunes et les femmes. Je crois que cette culture a engendré une société désarmée face à l’agression du pouvoir. En m’entretenant avec Luciano Canfora, je lui demandais d’où venait selon lui cette carence de mobilisation dans l’espace public. Il m’a répondu que c’était probablement le fait de la disparition des partis traditionnels, jusque-là organisateurs des mobilisations7. En leur absence, la société civile italienne se révèle incapable de s’organiser, de se mettre en mouvement pour contester. Ce n’est pas le cas en France, où il me semble que la société civile a encore des ressorts propres.

L’offensive tous azimuts du pouvoir donne toutefois le sentiment paradoxal d’une prise au sérieux de l’intellectuel et de sa possible dangerosité. L’indifférence et le mépris n’auraient-ils pas été plus attendus, surtout si la société italienne n’était pas prête à se mobiliser ?

C’est un caractère typique du fascisme : il y a une prise au sérieux incontestable, qui témoigne d’un refus de la pensée critique comme de la satire. Le caricaturiste Mario Natangelo est aujourd’hui poursuivi par Arianna Meloni, la sœur de Giorgia, au motif qu’un de ses dessins dans le quotidien Il Fatto quotidiano l’avait représentée en situation d’adultère8. Ce type d’offensive contre la satire existait à l’époque de Silvio Berlusconi, qui avait attaqué l’humoriste Sabina Guzzanti (son film Viva Zapatero! de 2005 reste incroyablement actuel). En revanche, je crois que le refus de la pensée critique, tel qu’on l’observe aujourd’hui, ne s’exprimait pas encore à l’époque. Dans l’affaire Canfora et en dépit de son retrait de plainte de dernière minute, Giorgia Meloni est dans une démarche d’intimidation typiquement fasciste – intimidation à la fois symbolique et financière.

Meloni est dans une démarche d’intimidation typiquement fasciste.

De quelle manière ce climat vous interpelle-t-il sur le statut du travail intellectuel ?

Le travailleur intellectuel, me semble-t-il, agit toujours sur deux fronts. Celui, d’abord, de la connaissance, de la recherche de la vérité, de la pensée autonome et souveraine dans un univers le plus libéré possible des contingences de la vie historique et sociale. Mais, par ailleurs, il doit aussi intervenir dans le monde, dans la mesure du possible. Ces deux fronts sont liés, et il ne s’agit pas de promouvoir un engagement générique tous azimuts. Je pense à des actions précises, ciblées et mises en réseau. C’est en tout cas ce que je retiens de l’affaire Canfora. Un critère de l’engagement, en tout cas pour moi, doit être d’aller là où les autres ne vont pas, là où il y a des coups à prendre si j’ose dire, et d’y aller parce que l’on se sent interpellé par une situation, et parce que l’on a le sentiment que si l’on n’y va pas, personne n’ira. C’est dans cette démarche que je me suis intéressé il y a quelques années à la cancel culture9 ou, aujourd’hui, à la question de l’éducation des enfants10. L’engagement repose alors sur les spécificités du travail intellectuel : la rigueur de raisonnement, l’exigence que l’on se donne dans l’établissement des faits. Cet engagement n’est pas du militantisme. Celui-ci porte parfois à éviter de se confronter aux idées adverses, à négliger des faits gênants pour la cause qu’on défend. Le travail intellectuel, en revanche, implique d’examiner avec soin les arguments qui le contredisent, y compris par amour de la dialectique, et d’essayer de voir en quoi l’adversaire pourrait avoir raison. Par ailleurs, je ne crois guère à la neutralité axiologique : on défend toujours des valeurs. Mais le travail intellectuel est ce qui permet de le faire avec rigueur. Voyez par exemple le travail récent de Marc Joly sur Emmanuel Macron11 : on est à l’opposé du pamphlet, la démarche est purement scientifique, et elle n’est que plus efficace politiquement.

Quelque chose s’est-il perdu dans les conditions qui permettaient aux intellectuels d’exercer la pensée critique ? Ces formes d’intimidation auxquelles on assiste ne viennent-elles pas s’ajouter à des formes de précarisation, mais aussi de solitude croissante des universitaires ou des professeurs, qui leur donnent le sentiment de compter pour rien ?

Certes, la situation matérielle, souvent précaire, de beaucoup d’intellectuels est telle qu’ils auront tendance à éviter tout risque. Ce que je ne comprends pas, en revanche, c’est l’inertie, trop souvent, de celles et ceux qui ont déjà un poste. Nous voyons aujourd’hui les scientifiques s’engager d’une façon incroyablement courageuse pour sauver le vivant. Pourquoi n’assistons-nous pas à la même levée en masse du côté des sciences humaines et sociales ? Toute société produit des représentations, et celle du repli sur soi dans une vie personnelle épanouie est aujourd’hui très prégnante. Beaucoup d’intellectuels se laissent gagner, comme tout le monde, par cet imaginaire de la vie privée, sans dimension publique. Ce que disait Clemenceau au sujet du citoyen comme « soldat de la démocratie » est perçu comme totalement dépassé. Mais au-delà du citoyen, la responsabilité de l’intellectuel, qui est de dire la vérité face au pouvoir, responsabilité qui lui vient du privilège de pouvoir consacrer sa vie à la recherche et à la pensée, est également trop souvent oubliée. « Nous aurons servi l’humanité », écrit Diderot dans une lettre à Sophie Volland du 26 septembre 1762. Tout est dit. Bien des intellectuels aujourd’hui oublient de servir l’humanité, nombre d’entre eux même ricaneraient devant une telle formule. C’est pourtant notre vocation.

Et puis, il faut tenir compte des cultures nationales. On évoquait tout à l’heure le côté clérical des intellectuels italiens. Mais en France, la société de cour existe encore, avec tout ce que cela implique de soumission au pouvoir. Lorsque j’étais membre de l’École française de Rome, le directeur me fit venir un jour dans son bureau pour me demander de servir de guide à Valérie Pécresse – alors ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche sous Nicolas Sarkozy – pour lui faire visiter le Forum. J’ai refusé en disant que je ne voulais rien avoir à faire avec un gouvernement comprenant un ministère de l’Identité nationale et de l’Immigration, et un ami me l’a reproché sous prétexte que j’étais serviteur de l’État, et devais à ce titre taire mes désaccords avec le gouvernement de l’époque. Je comprenais la logique de cet argument, mais ce n’était pas la mienne. Servir l’État, ce n’est pas servir le pouvoir, mais servir ses concitoyens, dont l’État n’est (ne devrait être en tout cas) que l’émanation, et les servir en servant, mandaté par eux, deux idéaux indissociables l’un de l’autre : la vérité et la justice.

On grandit, en France notamment, avec l’idée que l’intellectuel est toujours du côté de la démocratie. C’est à mon sens une mythologie. Si Socrate est devenu un paradigme consensuel de l’intellectuel dans la cité (mais on pourrait penser aussi à Voltaire, à Hugo, à Sartre…), il représente une attitude minoritaire : pour qu’un intellectuel s’engage réellement au service de la démocratie, il faut qu’il aille contre son éducation. On attend rarement de lui qu’il tire la nappe et renverse la table. En prenant des positions qui dérangent le pouvoir, l’intellectuel va à contre-courant de son habitus de bon élève. J’aime beaucoup la formule de John Lewis, un des principaux compagnons de Martin Luther King, qui exhorte à créer du good trouble. Les intellectuels ne doivent pas en avoir peur.

Propos recueillis par Anne Dujin et Zélie Harscouët

  • 1. L’Associazione Nazionale Partigiani d’Italia est une association fondée par des participants de la résistance italienne contre le régime fasciste italien et l’occupation nazie, à Rome en 1944 alors que la guerre se poursuivait dans le nord de l’Italie. Ses membres poursuivent jusqu’à aujourd’hui une activité antifasciste.
  • 2. Pierre Vesperini, « Solidarité avec l’historien Luciano Canfora, attaqué en justice par Giorgia Meloni » [en ligne], Le Club de Mediapart, 1er avril 2024.
  • 3. « Giorgia Meloni assigne l’historien Luciano Canfora en justice pour diffamation, une aberration », [en ligne], Libération, 9 avril 2024. Le texte a été repris en italien par Il Fatto quotidiano, en espagnol par El País, en anglais par The New York Review of Books.
  • 4. United States v. Schimmer, 1929, opinion minoritaire. Voir Anthony Lewis, Freedom for the Thought That We Hate: A Biography of the First Amendment, New York, Basic Books, 2007.
  • 5. Pascal Maillard, « Un professeur d’université suspendu pour un tweet » [en ligne], Le Club de Mediapart, 28 novembre 2024.
  • 6. Georges Clemenceau, Sur la démocratie. Neuf conférences de Clemenceau rapportées par Maurice Ségard, Paris, Larousse, 1930, p. 17.
  • 7. Nolwenn Le Blevennec et Julie Clarini (propos recueillis par), « “Être un intellectuel est un métier dangereux” : entretien entre Luciano Canfora et Pierre Vesperini », Le Nouvel Obs, 10 novembre 2024.
  • 8. P. Vesperini, « Italie : après l’historien et la philosophe, voici le caricaturiste au tribunal », Le Nouvel Obs, 9 septembre 2024.
  • 9. P. Vesperini, Que faire du passé ? Réflexions sur la cancel culture, éd. revue et augmentée, Paris, Flammarion, coll. « Champs essais », 2024.
  • 10. P. Vesperini, « Punir un enfant en l’enfermant dans sa chambre est “très efficace pour le dresser, pas pour l’éduquer” », Le Monde, 18 février 2023.
  • 11. Marc Joly, La Pensée perverse au pouvoir, Paris, Anamosa, 2024.