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Une politique du logement devenue illisible. Introduction

janvier 2012

#Divers

Des maisons saisies et des foyers à la rue aux États-Unis, des quartiers entiers de pavillons vides en Irlande, des chantiers à l’abandon en Espagne : le retournement du marché de l’immobilier est intimement lié à la crise depuis 2008. Mais le logement est aussi au cœur de la crise pour une autre raison : en période d’incertitudes sur l’avenir et de fragilisation économique, le logement est une valeur refuge, le nœud de la stratégie patrimoniale de nombreux ménages. En France, le logement cristallise les inquiétudes qui touchent à la carte scolaire, au chômage, à l’autonomie des jeunes, à la peur du déclassement.

Mais, au-delà des perceptions individuelles et d’une sourde angoisse collective, peut-on vraiment parler d’une « crise du logement » ? À quelles réalités l’expression renvoie-t-elle ? Quels en sont les indicateurs ? Quelles orientations de politique publique peuvent en être inférées ? Le présent dossier souligne un paradoxe central : on vit moins un manque du logement en chiffres nets qu’une situation plus complexe où les logements disponibles ne sont pas bien situés ni adaptés aux besoins. Des manques sont criants dans certaines zones (région parisienne, zones littorales…) e

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