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La force du localisme

août/sept. 2013

#Divers

L’ancrage local est primordial pour les partis, afin qu’ils puissent capter les préoccupations de la population. Mais ce qui devrait leur donner une plus grande ouverture finit par les enfermer ; aujourd’hui, le poids du local a de nombreux effets pervers, comme l’entre-soi, mais aussi l’abandon des idées et du programme. Ce qu’on appelle « parti » est en réalité une faible coalition de baronnies locales.

Les partis politiques sont, de loin, l’une des institutions les plus mal considérées par les Français. Depuis 1997, les enquêtes périodiques eurobaromètres, menées en parallèle dans tous les pays de l’Union européenne, établissent que la défiance à leur égard est en France toujours supérieure à 75 % et atteint souvent 85 % des répondants. Si les partis ne recueillent jamais la confiance de la majorité des citoyens dans aucun pays européen, notre pays se caractérise par le taux de défiance en moyenne le plus élevé tout au long de la période considérée. Parallèlement, en dépit d’une offre diversifiée, la part des Français qui se disent proches d’un parti n’a cessé de baisser depuis les années 1970. Alors qu’en 1978, 48 % des personnes interrogées disent se sentir très proches ou proches d’un parti, el

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