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PS : un parti en ordre de bataille, mais sans bataillons

juillet 2015

#Divers

De moins en moins d’adhérents, de moins en moins d’élus, de moins en moins d’argent et d’influence : quel avenir pour le Parti socialiste ? Celui-ci n’a que très peu été associé aux prises de décision du gouvernement, et se trouve aujourd’hui en porte-à-faux par rapport au président, incapable de le soutenir pleinement comme de proposer une politique alternative. Son avenir lui-même semble être en question.

On imagine sans peine le soulagement avec lequel l’Élysée et Matignon ont dû accueillir les résultats des votes préparatoires au congrès de Poitiers du Parti socialiste (du 5 au 7 juin 2015). La motion soutenue par tous les membres du gouvernement et la plupart des parlementaires et des grands élus du parti, portée par Jean-Christophe Cambadélis, est en effet arrivée clairement en tête (60 %), permettant à ce dernier d’être reconduit à son poste par 70 % des votants. Ce score est à peine inférieur à celui obtenu par Harlem Désir en 2012 lors du congrès de Toulouse face à Emmanuel Maurel (72, 5 %). Il traduit donc bien l’incapacité de l’aile gauche du PS à capitaliser le mécontentement à l’égard du gouvernement, exprimé notamment au sein de l’Assemblée nationale par un groupe d’une cinquantaine de députés qualifiés de « frondeurs ». Si ce résultat était largement attendu après le ralliement

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