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Notes de lecture

Procès

mai 2006

#Divers

Il y a un cas Plenel, c’est pourquoi les livres les plus polémiques ne peuvent pas laisser croire que cet homme de pouvoir est de mauvaise foi. Cet ouvrage, rédigé après sa démission du journal Le Monde à l’automne 2005 et destiné à accompagner la réédition de l’ensemble de ses écrits sur Mitterrand (le Journaliste et le président, Paris, Stock, 2006), offre un condensé d’un personnage plus complexe qu’il n’y paraît. Premier constat : Edwy Plenel est un journaliste qui veut être aussi un intellectuel, il n’est d’ailleurs jamais aussi à l’aise que lorsqu’il peut citer Walter Benjamin ou Hannah Arendt et se référer à une haute conception du journalisme. Or ce journaliste, qui avoue sa passion pour les idées, a dû composer avec des intellectuels de moins en moins intellectuels qui veulent être des journalistes et adorent les médias. Deuxième constat : Edwy Plenel ne règle pas sèchement ses comptes, il n’y a aucune once de méchanceté dans ce livre, quelques coups de patte mais pas de ressentiment. C’est dire que Plenel n’est pas un méchant homme, une espèce de gauchiste à la tête d’un horrible complot. Bien au contraire, on reprochera à celui qui avait un pouvoir rédactionnel énorme d’avoir fait preuve de naïveté sur le plan de l’avenir d’une entreprise de presse. Troisième constat : intellectuel et journaliste, idéologue et homme de conviction, Edwy Plenel ne voit la société que dans le prisme du pouvoir et de la présidence. S’occuper de la police, se faire écouter par l’Élysée
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Stock, 2005
162 p. 14 €