Notes de lecture

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Coriolan de Shakespeare

juil./août 2019

#Divers

Publiée il y a déjà trente ans au Québec, cette traduction de Coriolan ressort en librairie à l’occasion d’une nouvelle mise en scène de la tragédie de Shakespeare au théâtre du Nouveau Monde, à Montréal, par Robert Lepage. Le traducteur est le poète québécois Michel Garneau, né en 1939, également auteur de pièces de théâtre. Son Coriolan connaît une seconde vie grâce aux éditions Somme Toute : mise en page aérée, très agréable à lire, la publication a été réalisée avec beaucoup de soin. À noter que Michel Garneau a aussi traduit Macbeth et La Tempête de Shakespeare en français québécois. Coriolan a été monté la première fois en 1607-1608. Rappelons rapidement l’intrigue : en empruntant à la matière de Rome (le motif est repris des Vies parallèles des hommes illustres de Plutarque), Shakespeare plante son décor dans la République romaine de l’époque archaïque. Caius Martius, général autoritaire et craint, est surnommé Coriolan après avoir conquis la ville de Corioles. Honoré pour son courage par les familles patriciennes, il est aussi haï

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !
Trad. par Michel Garneau, préface de Claude Vaillancourt, Somme Toute, 2018
240 p. 24 €

Emmanuel Delille

Diplômé en Histoire des sciences à l'EHESS, Emmanuel Delille consacre ses recherches post-doctorales à l'Histoire de la psychiatrie.

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Le dossier estival de la revue Esprit, coordonné par Camille Riquier, fait l’hypothèse que le monde capitaliste a substitué l’argent à Dieu comme nouveau maître invisible. Parce que la soif de l’or oublie le sang des pauvres, la communauté de l’argent est fondée sur un abus de confiance. Les nouvelles monnaies changent-elles la donne ? Peut-on rendre l’argent visible et ainsi s’en rendre maître ?