Notes de lecture

Dans le même numéro

Stratégie, de Guy Debord

Éditions de Laurence Le Bras, préface d'Emmanuel Guy

janv./févr. 2019

#Divers

Il y a des gens qui annotent les livres qu’ils lisent, d’autres se gardent de souligner le moindre mot ou phrase, ou de griffonner dans les marges. Debord, le fondateur du situationnisme, copiait scrupuleusement sur des fiches ou des feuilles séparées ce qu’il voulait retenir. Cinq volumes de fiches de lecture, tirées du fonds Guy Debord de la Bibliothèque nationale, sont prévus. Le premier, qui se présente comme un bel objet, porte le titre ­Stratégie. Il permet de découvrir une autre passion insoupçonnée de l’étrange Debord : son intérêt, à la fois précis et varié, pour la littérature militaire et stratégique, qui inclut l’histoire des campagnes militaires, les questions de stratégie, les œuvres de Thucydide, Clausewitz et Machiavel, et… les soldats de plomb. Selon le préfacier, Debord cherchait dans cette littérature des modalités de l’action, des types de stratégie, la raison des victoires et des défaites… Comme Debord lit tout ce qui a trait à ces sujets et à ces auteurs (notamment Claude Lefort sur Machiavel), la liste des ouvrages recopiés est fort éclectique. On trouve des perles, on est éclairé sur Debord, mais on se demande si un choix de fiches n’eût pas été pr&

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !
L'Échappée, 2018
528 p. 24 €

Jean-Louis Schlegel

Philosophe, éditeur, sociologue des religions et traducteur, Jean-Louis Schlegel est particulièrement intéressé par les recompositions du religieux, et singulièrement de l'Eglise catholique, dans la société contemporaine. Cet intérêt concerne tous les niveaux d’intelligibilité : évolution des pratiques, de la culture, des institutions, des pouvoirs et des « puissances », du rôle...

Dans le même numéro

Largement sous-estimée, l’œuvre de Claude Lefort porte pourtant une exigence de démocratie radicale, considère le totalitarisme comme une possibilité permanente de la modernité et élabore une politique de droits de l’homme social. Selon Justine Lacroix et Michaël Fœssel, qui coordonnent le dossier, ces aspects permettent de penser les inquiétudes démocratiques contemporaines. À lire aussi dans ce numéro : un droit à la vérité dans les sorties de conflit, Paul Virilio et l’architecture après le bunker, la religion civile en Chine, les voyages de Sergio Pitol, l’écologie de Debra Granik et le temps de l’exil selon Rithy Panh.