Notes de lecture

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La Mécanique des passions. Cerveau, comportement et société, de Alain Ehrenberg

Alain Ehrenberg livre le troisième volet d’un triptyque entamé avec La Fatigue d’être soi (Odile Jacob, 1998) et La Société du malaise (Odile Jacob, 2010). Alors que les deux ouvrages précédents portaient sur les significations sociales de la dépression et de la souffrance psychique, celui-ci s’intéresse aux nouvelles sciences du cerveau et du comportement (ou neurosciences cognitives et sociales), abordées sous l’angle de leurs répercussions sociales. Alain Ehrenberg poursuit une réflexion sociologique sur les troubles psychiques et les problèmes de santé mentale dans le contexte de nos sociétés qualifiées d’individualistes (ou «société des individus», selon l’expression de Norbert Elias)[1]. L’approche se veut décloisonnée, ce qui signifie que la santé mentale ainsi entendue déborde largement le champ spécialisé de la psychiatrie et des psychothérapies, pour toucher aux enjeux de la socialisation (compétences relationnelles et émotionnelles sur le versant positif, difficultés relationnelles et phénomènes de déliaison ou de désocialisation sur le versant négatif) dans des domaines a

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !
Odile Jacob, 2018
5 p. 23 €

Jean-Pierre Delchambre

Jean-Pierre Delchambre est professeur de sociologie et anthropologie à l'Université Saint-Louis - Bruxelles.

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Si l’affaiblissement de la base sociale du christianisme en Europe est indéniable, selon le dossier coordonné par Jean-Louis Schlegel, la sécularisation transforme la foi et l’appartenance religieuse en choix personnels et maintient une culture d’origine chrétienne et une quête de sens, particulièrement sensibles dans la création littéraire. A lire aussi dans ce numéro : une défense d’Avital Ronell, un récit de voyage en Iran et des commentaires de l’actualité politique et culturelle.