Jeux de lumière et d’ombre chez Klaus Mann
À propos de Klaus, une vie antifasciste de Gilles Collard
Liberté et vérité, justice et dignité s’imposent comme des valeurs cardinales de la vie et de l’œuvre de Klaus Mann, qui portent haut les couleurs du cosmopolitisme. Mais alors que la République de Weimar s’effondre, à quoi se rattacher sans céder à ses fondamentaux ?
Écrivain au talent précoce et brillant essayiste, Klaus Heinrich Thomas Mann (1906-1949) a mené très tôt un combat sans répit contre le fascisme, pour l’Europe ; contre le nationalisme, pour le cosmopolitisme ; contre le totalitarisme, pour un « humanisme socialiste ». Un positionnement qui le rapproche de Paul-Louis Landsberg, qui explicite en novembre 1937 dans les colonnes d’Esprit, la notion d’engagement fondé sur la responsabilité du choix : « Cet engagement seul rend possible une connaissance intime, une véritable compréhension de l’histoire qui s’effectue uniquement dans l’acte de se solidariser et de s’identifier à une cause1. » Pour Klaus Mann, cette cause aura pour nom l’antifascisme.
Fuir pour vivre2. Trois jours pour comprendre : « Du 11 au 13 mars. C’est le temps qu’il nous a fallu pour comprendre que, dans l’immédiat, nous devions quitter un pays en passe de détruire tout ce qui a fait sa valeur, son attrait et sa dignité parmi les peuples de la terre3. » Klaus Mann quitte Munich le 13 mars 1933 pour un exil de combat. Klaus, une vie antifasciste de Gilles Collard trouve les mots justes pour restituer l’envergure et le sens de cet « exil de résistance sans raison raciale, sans une détermination idéologique, sans le faux-fuyant du pacifisme, sans le réconfort messiano-apocalyptique de la révolution et sans la couverture de l’art ». Pour cet engagement pour une autre Allemagne, « il a un nom, et c’est en son nom, et non celui d’un parti, qu’il entreprend un combat dont il essaie de convaincre de la nécessité ».
Sur une idée de « Miro », son amie Annemarie Schwarzenbach (1908-1942)4, Klaus Mann lance une revue antifasciste Die Sammlung [Le Rassemblement] qui se veut un lieu de rassemblement pour les écrivains prenant la défense de « la vraie littérature allemande, la seule valable, celle qui ne peut se taire face à l’humiliation que subit son peuple et face à l’ignominie dont elle est victime5 ». Publiée par les éditions Querido à Amsterdam, parrainée par André Gide, Aldous Huxley et Heinrich Mann, la revue reçoit les contributions de quelque cent cinquante écrivains dont Bertolt Brecht, Jean Cocteau, Léon Trotski, Albert Einstein, Ernest Hemingway, Ernst Kantorowicz, Boris Pasternak, Walter Mehring, Alfred Döblin, Else Lasker-Schüler, Philippe Soupault et Dieter Roth. Le premier numéro publié en septembre 1933 donne le ton : « Il faut que dès le début nous disions clairement ce que nous abhorrons et ce que nous espérons être en droit d’aimer. »
Écrire, c’est s’engager… pas seul, avec. Gilles Collard ne manque pas de raconter en détail cette aventure éditoriale exceptionnelle permettant – sans céder à l’illusion de l’unité rassembleuse – de réunir une communauté d’écrivains et intellectuels dispersés par l’exil. Klaus Mann mise sur la « véritable Allemagne ». Pour ce faire, il ouvre ses colonnes au mouvement antifasciste dans toute sa diversité, de la composante marxiste de Brecht à celle, républicaine, de Heinrich Mann, en passant par celle, révolutionnaire et utopique, d’Ernst Bloch. Il publie également dans d’autres revues actives dans l’exil : Die Neue Weltbühne, Das Neue Tage-Buch, Pariser Tageblatt et Der Gegen-Angriff.
L’instabilité financière persistante et les attaques provenant de Berlin causent la faillite de la revue qui cesse de paraître en 1935. Il en ira de même de l’éphémère revue new-yorkaise Decision (1941-1942) qui, faute de moyens, s’arrête en février 1942. En guise de bilan : « On pourra donc plus tard nous reprocher d’avoir été impuissants, mais pas de nous être déshonorés6. » Gilles Collard pointe le style de l’homme : « Klaus Mann révèle des enjeux fondamentaux au croisement de la politique, de l’art et des manières d’être. Il met à jour des formes de vie qui s’assument comme telles, à l’intérieur desquelles il est impossible de dissocier ce qui relèverait de la vie et de l’œuvre, l’une et l’autre étant toujours déjà qualifiées politiquement. »
Tout comme Annemarie Schwarzenbach, Klaus Mann est le témoin lucide et clairvoyant d’un monde en décomposition.Ne craignant point de répudier la génération à laquelle il appartient, il dénonce aussi bien une jeunesse qui fait le pari du pire que le simulacre d’un radicalisme qui, en proie à l’ivresse des sommets7, sombre dans la compromission, le nazisme. À un Stefan Zweig qui fait preuve de beaucoup de complaisance à l’égard de la jeunesse nazie, il répond sur un ton mordant : « Tout ce que fait la jeunesse ne nous montre pas la voie de l’avenir. Moi qui dis cela, je suis jeune moi-même. La plupart des gens de mon âge – ou des gens encore plus jeunes – ont fait, avec l’enthousiasme qui devrait être réservé au progrès, le choix de la régression. C’est une chose que nous ne pouvons sous aucun prétexte approuver. Sous aucun prétexte8. »
À cette croisée des chemins, les routes de Walter Benjamin (1892-1940) et Klaus Mann se séparent. Le premier fait de la crise le point capiton d’une expérience authentique de l’histoire. Sa fascination pour le concept d’angoisse mythique fait le lit d’une vision apocalyptique de l’histoire. Rien de tel pour le second. À la fuite en avant dans le néant, à la catastrophe, Klaus Mann préfère accepter l’incertitude : « Non, je ne veux rien, absolument rien avoir à faire avec cette forme d’extrémisme. Si l’on ne peut faire en sorte que ce rythme d’escargot soit accéléré, alors je préfère encore que les choses restent en l’état (mais on devrait pouvoir l’accélérer). Il est possible que Genève ne nous apporte pas la paix ; mais il est certain que les autres nous mèneront à la catastrophe. Je préfère l’incertitude, c’est plus fort que moi9. »
Au principe d’incertitude que Werner Heisenberg formulé en 192710, Klaus Mann ajoute la fragilité des êtres et des choses. « Une grande part de la raison antifasciste de Klaus se nourrit de cette attention à la fragilité de la destinée humaine », incertitude tragique à « la vie la mort », à « la circulation de la vie et de la mort réunies » qui constitue le ressort de l’essai de Gilles Collard. En effet, pour Klaus Mann, le politique ne recouvre jamais l’ultime question métaphysique qui accompagne tout homme comme son ombre. Proche d’Ernst Bloch, l’engagement et l’œuvre de Klaus Mann font droit à l’irréductible.
Le soulèvement est donc toujours double : au nom des principes affirmés sans concession et au nom des ombres toujours omniprésentes. Deux lignes, l’une claire, l’autre sombre en réponse « aux deux tendances du nazisme, l’une moderniste, l’autre engluée dans une histoire fantasmée », note subtilement Gilles Collard, qui propose une analyse remarquable du positionnement de Klaus Mann. Si le fascisme se trouve dans une compréhension exclusive soit de la zôé, maximalisant tout ce qui biologique et organique, soit du bios, radicalisant un héroïsme inscrivant l’existence dans un horizon universel, l’enjeu pour l’écrivain est d’éviter le basculement vers l’un de ces pôles.
D’où cette expérience du mélange qui présuppose une cohabitation avec soi dont l’écriture autobiographique porte témoignage en se déployant en trois mouvements remarquablement séquencés : Je suis de mon temps (1932), The Turning Point (1942), Le Tournant (1952) – complétés par le Journal (1931-1949) publié en 1990. L’entremêlement des deux versants de la vie débouche sur « une politique où zôé et bios pourraient idéalement s’articuler et s’équilibrer pour laisser libre champ à une forme de vie, qui serait tout autant une forme de biographie, où serait accordée une place à la pluralité des idées, des êtres – en somme, une vie démocratique ». En conclusion à son essai, Gilles Collard revient sur cet enjeu qui permet de saisir l’actualité de Klaus Mann : « Entre le singulier et l’universel se joue l’espace d’une vie démocratique à l’échelle individuelle, comme collective, vouloir s’en extraire, c’est à coup sûr en appeler aux mécanismes qui ont rendu nazisme et fascisme possibles. »
Gilles Collard traque dans les plis d’une écriture autobiographique le ressort qui permet une « neutralisation de la puissance d’indentification collective du mythe » et « brise le canevas d’une séparation entre le privé et le public. » Le troisième temps de l’autobiographie reprend cette indivision : « La vie est indivisible, elle ne se laisse pas partager en différents “secteurs” à responsabilité limitée. Quoi que l’on fasse, et de quoi que l’on s’occupe – c’est toujours à fond que l’on est appelé à s’engager11. » Non sans faire auparavant l’expérience d’une descente aux enfers : d’abord le suicide de l’ami intime Ricki, le peintre et illustrateur Richard Hallgarten (1905-1932), puis l’effondrement de la République de Weimar : « À mesure que l’Allemagne s’enfonce dans sa nuit d’ivresse, Klaus succombe à ses démons et s’engouffre dans une irrémédiable misère professionnelle, morale et affective. » Les doses d’Eukodal – un mélange de cocaïne et d’héroïne – augmentent d’autant. Et pourtant…
L’écriture de Klaus Mann devient une planche de salut : les textes, articles et lettres se multiplient. Les essais, chroniques et discours des années 1925-1949 rassemblés dans Contre la barbarie et Aujourd’hui et demain sont courts, vifs et mordants. Autant de textes de combat audacieux, sévères, mais toujours justes. Ses articles dénonçant les compromissions de l’écrivain Gottfried Benn sont célèbres12, les autres écrits ne sont pas en reste, tous sont frappés du sceau d’un radicalisme qui ne tolère aucune concession et n’envisage aucune conciliation avec les traîtres13. Ces textes vont à l’essentiel et sont autant de « jalons moraux et intellectuels de son combat contre Hitler. Ils dessinent une éthique de l’écrivain et développent une pensée de la confrontation », comme le constate Gilles Collard. Soulignons que ces années 1930 seront décisives, non seulement pour le publiciste qui s’affirme sur la scène internationale, mais également pour l’écrivain qui trouve un ton et un style qui lui sont propres avec ses romans-phares : Fuite au Nord (1934), Symphonie pathétique (1935), Mephisto (1936) et Le Volcan (1939) qui, chacun à sa façon, donnent accès à la complexité des situations en présentant divers points de vue14.
Quel sens donner à la vie dans « une époque d’incertitude angoissante » lorsque l’on se sent « mûr pour la ruine » ? Cette question hante Klaus Mann depuis longtemps, comme en attestent ses premiers textes et ses essais des années 1920 rassemblés dans un volume au titre emblématique Auf der Suche nach einem Weg [À la recherche d’une voie, 1931]15. Liberté et vérité, justice et dignité s’imposent comme des valeurs cardinales d’une vie et d’une œuvre qui portent haut les couleurs du cosmopolitisme. Mais alors que la République de Weimar s’effondre, à quoi se rattacher sans céder à ses fondamentaux ?
En référence à son maître André Gide (1869-1951), il reformate le communisme dans le cadre d’un « humanisme socialiste » : « Nous n’abandonnons pas notre personnalité en optant pour le socialisme et en combattant pour lui », dira-t-il à Maxime Gorki (1868-1936) qu’il rencontre à Moscou le 20 août 1934 avec Annemarie Schwarzenbach16. Séjour lors duquel il vit « autant ou aussi peu de choses de la vie en Russie soviétique que nos guides nous en laissèrent voir », note-t-il, ni naïf ni dupe, avant de préciser : « Une conception du monde à laquelle manque la plus infime idée de ce qu’est la métaphysique, un système intellectuel qui ne fait aucune place à la catégorie du transcendantal, restent à mes yeux privés de l’essentiel. Je ne pourrai jamais accepter cela comme Credo absolu. C’est pourtant exactement ce qu’exige de l’intellectuel l’état communiste autoritaire et totalitaire17. » Lucidité précoce, note Gilles Collard.
Klaus Mann est certes de son temps, mais son acuité est souvent d’une actualité fulgurante. Ainsi ces propos tirés de « La crise de l’esprit européen », un texte posthume de 1949 dans lequel l’auteur revient sur le « malaise dans la civilisation » en radicalisant le propos freudien : « En quoi l’intellectuel européen d’aujourd’hui doit-il croire ? Il a vécu tant d’aventures désormais douteuses ou caduques ; tant de maximes qui lui semblaient valables tendent maintenant un son si creux et si peu convaincant. L’atmosphère de l’Europe est imprégnée de fausses professions de foi, de rhétorique ivre, d’arguments s’annulant les uns les autres, d’accusations furieuses. Ce ne sont pas les voix qui manquent. Elles sont acerbes et querelleuses, pédantes et onctueuses ; mais on n’arrive pas à avoir une discussion ordonnée. On entend des monologues, des cris isolés, des protestations désespérées. Toutes ces voix s’entendent mutuellement, mais elles ne se comprennent pas18. » N’est-ce pas ce que nous pouvons constater à l’envi aussi d’aujourd’hui ? Avant l’heure, Klaus Mann campe sur des positions farouchement antitotalitaire19 et esquisse un socialisme à visage humain qui aura son printemps à Prague en 1968.
Dans les dernières pages de l’essai, nous suivons Klaus Man lors de ses séjours en Allemagne où il assiste notamment au triomphe du metteur en scène Gustaf Gründgens, brièvement marié à Erika Mann dans les années 1920 avant de se rallier au nazisme. C’est lui qui inspire le personnage principal du célèbre roman Mephisto que Klaus Mann exilé publie en 1936 aux éditions Querido. Ce même Gründgens triomphe dans l’Allemagne d’après-guerre et fait feu de tout bois pour interdire la publication du roman de Mann en Allemagne de l’Ouest. En 1981, les éditions Rowohlt bravent l’interdiction prononcée en 1971 par Tribunal constitutionnel fédéral d’Allemagne (quand bien même Gründgens est décédé en 1963) et publient le roman qui devient immédiatement un best-seller. Entre temps, les déceptions, déconvenues et désillusions de l’après-guerre auront raison de Klaus Mann. Après avoir mis une touche finale à son ultime entreprise autobiographique, son dernier livre de combat, Le Tournant, il se suicide à Cannes le 21 mai 1949.
Au terme de son article consacré à « La crise de l’esprit européen », Klaus Mann rapporte les propos d’un étudiant suédois par l’entremise duquel il se donne la parole et met en scène un ultime dialogue avec lui-même : « Nous sommes battus ! Nous sommes finis ! Pourquoi ne pas l’admettre à la fin ? […] Les jeux sont faits. Nous sommes condamnés, vaincus. Nous devrions avoir au moins le courage de reconnaître notre fiasco. […] Comme nous n’avons rien à perdre, pourquoi ne pas être honnête ? Pourquoi ne pas crier notre dégoût, notre colère, notre désespoir ? […] Des centaines, voire des milliers d’intellectuels devraient faire ce qu’ont fait Virginia Woolf, Ernst Toller, Stefan Zweig, Jan Masaryk. Une vague de suicides dont seraient victimes les esprits les plus remarquables et les plus en vue sortirait les peuples de leur léthargie et leur permettrait de réaliser l’extrême gravité de la crise que l’homme a déclenchée sur sa propre tête par bêtise et égoïsme20. »
Avec son essai, Gilles Collard invite à redécouvrir Klaus Mann, une voix libre, cosmopolite et humaniste. Délaissant les voies d’une biographie conventionnelle, il jongle avec l’essai et la biographie, l’un illuminant l’autre. Faisant la part belle aux essais, discours et chroniques (soit plus de plus de 9000 pages), l’auteur décrypte une époque, réussit à faire sortir l’enfant terrible de l’ombre du père et sait rendre un auteur plus grand que sa seule biographie. Les proximités avec Ernst Bloch, Hannah Arendt, Jean Cavaillès et Giorgio Agamben témoignent d’une nouvelle lecture pleine de promesses. Au fil des pages, nous découvrons un auteur de notre temps.
- 1. Paul-Louis Landsberg, Réflexions sur l’engagement personnel, Paris, Allia, 2018, p. 26.
- 2. Voir Erika et Klaus Mann, Fuir pour vivre. La culture allemande en exil, traduit de l’allemand par Dominique Miermont, postface de Heribert Hoven, Paris, Autrement, 1997, p. 26-27. Publié aux États-Unis en 1939, une édition allemande de ce livre verra le jour en 1991 seulement.
- 3. K. Mann, « Munich, mars 1933 » [1933], Contre la barbarie 1925-1948. Essais, traduit de l’allemand par Dominique Laure Miermont et Corina Gepner, Paris, Libretto, 2024, p. 38.
- 4. Voir Annemarie Schwarzenbach, Lettres à Claude Bourdet (1931-1938), traduit de l’allemand par Dominique Laure Miermont, Genève, Zoé, 2008, p. 26-27.
- 5. Article paru dans le premier numéro de septembre 1933, cité d’après K. Mann, « Die Sammlung » [1933], Contre la barbarie, op. cit., p. 60.
- 6. Discours lors du XIIIe congrès international du PEN-Club qui eut lieu à Barcelone du 20 au 25 mai 1935, reproduit dans K. Mann, « Pen-Club » [1935], Contre la barbarie, op. cit., p. 128.
- 7. En référence à l’essai de Harald Jähner, L’Ivresse des sommets. L’Allemagne et les Allemands (1918-1933) [2022], traduit de l’allemand par Olivier Mannoni, Arles, Actes Sud, 2025.
- 8. K. Mann, « Jeunesse et radicalisme. Une réponse à Stéphane Zweig » [1931], Contre la barbarie, op. cit., p. 23.
- 9. Ibid., p. 25.
- 10. Voir Tobias Hürter, The Age of Uncertainty. How the Greatest Minds in Physics Changed the Way we See the World [2021], traduit de l’allemand par David Shaw, Londres, Scribe, 2022.
- 11. K. Mann, Le Tournant. Histoire d’une vie, traduit de l’allemand par Nicole Roche avec la collaboration d’Henri Roche, Arles, Actes Sud, « Babel », 2014, p. 281.
- 12. Textes de 1933 publiés dans Contre la barbarie, op. cit. Après la mort de Klaus Mann, Gottfried Benn reconnaîtra son erreur et la clairvoyance de son contradicteur. Voir Gottfried Benn, Double Vie [1950], traduit de l’allemand par Alexandre Vialatte, suivi de « En relisant Double Vie » par Jean-Michel Palmier, Paris, Allia, 2024.
- 13. Voir K. Mann, « Gottfried Benn ou l’avilissement de l’esprit » [1933], Contre la barbarie, op. cit., p. 66.
- 14. Romans rassemblés dans K. Mann, Œuvre romanesque, traduit de l’allemand par Louise Servicen, préface de Michel Tournier, Paris, Grasset, coll. « Bibliothèque », 2013.
- 15. Citations extraites de Le Tournant. Les œuvres de jeunesse publiées en 1925 sont rassemblés dans K. Mann, Avant la vie, traduit de l’allemand par Isabelle Taillandier, préface d’Uwe Naumann, Le Vésinet, La Reine Blanche, 2020. Il s’agit de la première publication de l’auteur.
- 16. Klaus Mann participe au premier congrès des écrivains soviétiques en 1934. Voir K. Mann, « Notizen in Moskau », Die Sammlung, 1934-1935, no 2, p. 72-83 ; et Thomas Medicus, Klaus Mann. Ein Leben, Hambourg, Rowohlt, 2024, p. 237-251.
- 17. K. Mann, Le Tournant, op. cit., p. 439.
- 18. K. Mann, « La crise de l’esprit européen » [1949], Le Condamné à vivre, traduit de l’allemand et de l’anglais par Dominique Miremont, Paris, Denoël, 1999, p. 155.
- 19. Cornelius Castoriadis et Claude Lefort lancent leur revue Socialisme ou barbarie en 1949.
- 20. K. Mann, « La crise de l’esprit européen », Le Condamné à vivre, op. cit., p. 177-178.