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Quand les patients renoncent aux soins : un diagnostic sur notre état de santé ? (Table ronde)

mai 2012

#Divers

La notion de renoncement aux soins, de plus en plus présente dans le débat public, mérite d’être discutée. Elle focalise l’attention sur la dimension financière, au détriment d’autres questions comme l’organisation des soins et la distribution des dépenses de santé, questions qui devraient guider toute réflexion sur l’avenir de la protection sociale à la française.

Brigitte Dormont – Comment définir le renoncement aux soins, à quels soins doit-on penser, et comment définir un panier de soins pertinent pour circonscrire le renoncement aux soins ?

Claude Le Pen – Personnellement, je trouve cette notion confuse, mal construite d’un point de vue scientifique et, pour tout dire, non exempte d’arrière-pensées politiques. Pour autant, on ne peut la critiquer sans envisager la réalité du problème sous-jacent, à savoir les inégalités d’accès aux soins.

Notons d’abord que la notion s’est imposée dans le débat public à la suite de l’instauration de nouvelles « franchises médicales » en 2008, après l’élection de Nicolas Sarkozy

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