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Neda ou l'annonce faite à la République d'Iran

août/sept. 2009

#Divers

Combien étaient-ils, combien étaient-elles à parcourir les avenues de Téhéran dans les heures qui ont suivi l’annonce de la réélection du président sortant Mahmoud Ahmadinejad, en guise de protestation contre des résultats jugés invraisemblables et contre ce qui a été immédiatement perçu comme un passage en force, avant même que les trois candidats officiellement battus, Mohsen Rezai, Mehdi Karroubi et Mirhossein Moussavi, ne crient à la fraude ? Cette journée du 13 juin a constitué une triple surprise : la publication d’un taux étonnant de participation électorale (85 %), l’empressement avec lequel les autorités ont communiqué le résultat du premier tour et la célérité avec laquelle la foule s’est emparée de la rue pour demander « où est mon vote ? ». Cette triple surprise s’est traduite par un sentiment de stupeur. Celle que provoqua le basculement, en quelques heures, voire quelques minutes, de l’ivresse d’une campagne électorale très ouverte, et même violente verbalement, qui avait pris la forme, le soir, après les débats télévisés entre les candidats, d’un carnaval ou d’une fête électorale et même nationale, au sentiment de voir une chape de plomb s’abattre à nouveau sur le pays. Les manifestants étaient d’autant plus sûrs de leur bon droit que leur vote s’était porté non sur des trublions, mais sur des personnalités éminentes du régime qui ne manquaient pas d’états de service ré

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