Do not follow this hidden link or you will be blocked from this website !

Dans le même numéro

Les Europes possibles (entretien)

janvier 2009

#Divers

Entretien avec Alain Supiot*

Esprit – Dans le rapport pour la Commission européenne, Au-delà de l’emploi (Flammarion, 1999), que vous aviez dirigé avec un groupe d’experts européens, vous faisiez des propositions très précises pour l’avenir du droit du travail en Europe et vous traciez même les bases de ce qui pouvait devenir une véritable politique sociale communautaire. Votre diagnostic avait été salué à l’époque comme une excellente synthèse mais le volet le plus ambitieux concernait bien vos propositions1. Or, avec l’élargissement, on a le sentiment que la libre circulation des travailleurs (avec des clauses restrictives) est demeurée la seule perspective européenne sans qu’une réflexion sur la sécurisation des parcours professionnels ne puisse se développer. Quel bilan tirez-vous rétrospectivement de ce travail collectif et de l’« agenda » européen tel qu’il s’est développé depuis?

Alain Supiot – Le destin de cet ouvrage collectif, publié il y a maintenant dix ans, est en effet paradoxal. D’un côté, il a eu un certain écho et a pu contribuer à sortir les débats sur l’emploi du carcan mental où ils ét

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !

Alain Supiot

Professeur au Collège de France à la chaire « État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités », il a notamment dirigé, avec Jean de Munck, Au-delà de l’emploi. Les voies d’une vraie réforme du droit du travail (Flammarion, rééd. 2016).

Dans le même numéro

Les réformes du marché du travail et le droit social
Les modèles sociaux européens peuvent-ils converger ?
Le revenu social d'activité : une réforme en faux-semblants