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Formation professionnelle : un pari risqué en temps de crise

février 2014

#Divers

Dans son ouvrage consacré au capital au xxie siècle1, Thomas Piketty, tirant les enseignements des expériences françaises et américaines, conclut qu’à long terme la meilleure façon de réduire les inégalités face au travail comme d’accroître la productivité moyenne de la main-d’œuvre et la croissance globale de l’économie serait d’investir dans la formation. Pour l’auteur, indépendamment de la valeur en soi de l’éducation, c’est en effet la manière la plus efficace d’augmenter les salaires bas et moyens. Piketty observe par ailleurs que si, dans la plupart des grands pays, un des principaux objectifs assignés à la formation est de permettre une certaine mobilité sociale, la question fondamentale de l’accès à la formation quelles que soient les origines sociales reste largement irrésolue.

En France, la démocratisation du système scolaire comme les mécanismes correctifs de la formation continue n’ont pas réussi à réduire les inégalités de qualification et de salaires. Les inégalités d’accès à la formation professionnelle dessinent même, sur une longue période, la carte des exclusions du système productif. Les principaux bénéficiaires sont les salariés de

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