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Un cinéma de personnages. Entretien

novembre 2017

#Divers

Les Fantômes d’Ismaël dressent le portrait d’un homme, réalisateur, pris entre trois femmes. Il s’inscrit dans la continuité de la saga des Vuillard, racontée dans vos autres films, et d’une lecture de l’œuvre du philosophe Stanley Cavell qui irrigue votre travail depuis de nombreuses années. Comment se sont construits les rapports d’Ismaël avec Sylvia (Charlotte Gainsbourg), Carlotta (Marion Cotillard) et Faunia (Alba Rohrwacher), et que doivent-ils à votre lecture de S. Cavell ?

Le clin d’œil à S. Cavell est venu au cours du projet. Il s’agissait d’adapter quelque chose de son texte, comme je l’avais fait déjà dans Un conte de Noël (2008), où le prologue adaptait un extrait de Une nouvelle Amérique encore inapprochable1. Ici, dans l’avant-dernière scène où Carlotta se rend au chevet de son père malade, leur échange vient du livre de S. Cavell, Little Did I Know2, dans lequel il rapporte un dialogue avec son père sur son lit de mort.

J’avais déjà injecté ma lecture de Contesting Tears

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Arnaud Desplechin

Réalisateur, César du meilleur réalisateur en 2016 pour "Trois souvenirs de ma jeunesse". 

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« Une vie bonne, avec et pour autrui, dans des institutions justes » : la célèbre formule par laquelle Paul Ricœur définit la « visée éthique » autorise de libres prolongements qui sont proposés dans ce dossier coordonné par Jean-Louis Schlegel. La justice réduite aux revendications égalitaires n’équivaut pas encore à l’expérience du bon.