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Le prélèvement d'organe : donner voix au consentement

Une juriste, un médecin et un psychanalyste s’interrogent ici sur les dispositifs visant à encourager les dons d’organe en vue de greffes. Pour surmonter les difficultés éthiques du consentement présumé, il faut d’abord s’interroger sur la nature de ce prélèvement, improprement appelé « don », et sur la tentation d’héroïsation des « donneurs » qui transparaît dans la loi de 2004.

En raison de la pénurie d’organes, la loi dite Caillavet de 19761 a posé une présomption de consentement du défunt aux prélèvements2. Son but explicite était de permettre le développement des greffes mais les dispositions adoptées sont restées largement inutilisées par les médecins qui se sont sentis moralement incapables de les appliquer compte tenu du défaut d’information de la population qui ignorait ces textes et aurait été choquée par leur application systématique. Il fallait aussi tenir compte des éventuels changements d’attitude des donneurs potentiels en situation aiguë, changements qui peuvent intervenir dans le sens du don comme dans celui du refus, dans le nombre comme dans la nature des organes concernés.

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BEAUFILS François

GINON Anne-Sophie

ROCHEGONDE Thierry de

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