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Dans le même numéro

L'islamisme à l'heure des printemps égyptien et tunisien

mai 2011

#Divers

Depuis plusieurs semaines, la « rue arabe1 », que l’on croyait quiétiste, inféodée à l’autoritarisme et réfractaire aux règles de la démocratie, gronde de colère. À la manière d’un écho, cette colère se propage graduellement dans de nombreuses nations du monde arabe, par-delà les frontières qui les séparent, relayée et amplifiée par les chaînes câblées et les réseaux numériques. Après la fuite du chef d’État tunisien et la démission de son homologue égyptien, de nombreux régimes, que l’on croyait établis jusqu’aux calendes, doivent à leur tour faire face à de vastes mouvements de protestation. Fruits d’un soulèvement populaire contre le despotisme, ces événements auraient dû naturellement susciter un enthousiasme unanime dans le camp des démocraties occidentales. Pourtant, les réactions ont été mitigées, oscillant entre « islamo-scepticisme » chez les uns et optimisme chez les autres, tout le monde s’interrogeant en tout cas sur la place des mouvements islamistes dans des régimes postautoritaires et notamment sur leur attitude vis-à-vis des échéances électorales qui sont annoncées.

Confirmation ou échec de l’islamisme ?

Aux premiers jours du Printemps arabe prévalait un « islamo-scepticisme » n

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