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L'abandon de la taxe carbone et le reflux de l'écologie de droite

mai 2010

#Divers

L’abandon de la taxe carbone et le reflux de l’écologie de droite

L’abandon du projet de taxe carbone n’est qu’une demi-surprise. Depuis la décision du Conseil constitutionnel, l’enlisement de la réforme était quasiment programmé. Venant après l’échec de la conférence de Copenhague et en plein dérapage du débat sur le climat, elle s’inscrit dans une révision à la baisse des ambitions écologiques de la droite dont témoigne également l’étonnante sortie de Nicolas Sarkozy au Salon de l’agriculture (« l’environnement, ça commence à bien faire ! »). En contrepoint sympathique, les prises de positions courageuses de Chantal Jouanno inspirent plus d’estime que les louvoiements de la gauche. Malgré l’engagement personnel de Michel Rocard, les socialistes n’ont cessé d’attaquer le projet et l’attitude des Verts a été pour le moins ambiguë. La palme de l’incohérence revenant sans conteste à Ségolène Royal qui, en ouverture de l’université d’été du PS à La Rochelle, avait qualifié la future taxe d’impôt « insupportable » pour les familles qui « n’ont pas le libre choix de rouler propre ». Après ça, on peut toujours dire que l’on est pour une « vraie fiscalité écologique » – entendre une fiscalité qui pèse davantage sur les entreprises que sur les ménages –, mais c’est une façon peu convaincante de botter en touche. L’enjeu de la fiscalité écolo

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Bernard Perret

Bernard Perret est haut fonctionnaire ; il a longtemps travaillé pour l'INSEE, pour ensuite se tourner vers les questions écologiques et de développement durable au sein de différentes instances (dont le Ministère de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie). Il est l'auteur de nombreux essais sur les politiques publiques, les liens entre économie et société, le développement durable (

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