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Les limites annoncées de la politique économique

Confronté à des choix difficiles, Nicolas Sarkozy donne l’impression d’avancer à l’impulsion. En matière économique, il est habituel de justifier la méthode Coué par le caractère « auto-réalisateur » des prédictions officielles. Mais l’argument a trop servi : vient un moment où le sentiment d’irréalité compromet à la fois la relance de l’économie et le consentement aux réformes.

« Que la croissance soit à 1,9 % ou 2,3 %, au fond, cela ne change pas grand-chose, car ce que je veux, c’est 3 %. »

Nicolas Sarkozy, Le Monde, 15 septembre 2007

Il fut un temps, pas si lointain (dans les années 1960), où le taux de croissance se décidait en Conseil des ministres. On n’en est plus là, mais le fantôme du dirigisme continue à hanter la vie politique française, surtout en début de mandat présidentiel. Quelle que soit leur couleur politique, les présidents nouvellement élus professent une même foi dans le pouvoir magique des grands desseins et rechignent à admettre leur impuissance face aux mouvements de l’économie.

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Bernard Perret

Bernard Perret est haut fonctionnaire ; il a longtemps travaillé pour l'INSEE, pour ensuite se tourner vers les questions écologiques et de développement durable au sein de différentes instances (dont le Ministère de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie). Il est l'auteur de nombreux essais sur les politiques publiques, les liens entre économie et société, le développement durable (

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