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Dans le même numéro

Positions : Les limites de la croissance. Une affaire commune aux anciens et aux nouveaux riches

novembre 2011

#Divers

Pour comprendre ce qui sous-tend la succession des crises financières depuis 2008, mieux vaut s’abstraire des soubresauts de l’actualité et analyser les fondamentaux de l’économie réelle. On ne s’inquiéterait pas tant de l’endettement des États et de la fragilité des banques si l’on savait pouvoir compter sur un fort potentiel de croissance. Les déséquilibres financiers et, plus encore, les mesures prises pour les résorber, ne sont certes pas sans effets sur l’activité économique, mais, quand on considère les choses avec un peu de recul, ils apparaissent d’abord comme des effets secondaires d’une langueur sous-jacente. Le graphique ci-dessous, trop rarement commenté par les analystes, résume bien la nature du mal : une fois lissées les fluctuations conjoncturelles, la panne de la croissance s’inscrit dans la continuité d’un ralentissement progressif amorcé dès le milieu du siècle dernier.

Taux de croissance de 1950 à 2008

Cette tendance n’est pas propre à la France ; elle concerne peu ou prou l’ensemble des pays anciennement industrialisés, malgré quelques différences notables. Jusqu’en 2008

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