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La liberté religieuse : le critère ultime ?

mars/avril 2007

Alors qu’on demande de plus en plus souvent aux tribunaux de trancher des litiges portant sur la place publique des religions, le droit met en avant la défense de la liberté religieuse pour permettre et limiter l’expression de la foi, au détriment d’autres critères, comme l’héritage culturel ou la tradition.

L’intérêt public pour la religion – comme objet de nostalgie, de curiosité ou d’insécurité – a incontestablement augmenté ces dernières années. Dans la même proportion, la liberté religieuse est revenue au centre des controverses dans l’espace public, même si l’idée que la liberté religieuse doit être maintenue comme un droit de l’homme intangible demeure, par principe, incontestée dans les pays d’Europe. La question se pose d’autant plus fortement de savoir qui peut revendiquer pour lui la liberté, quels prédicats sont placés sous la protection de cette liberté et où passent exactement les frontières de la liberté religieuse. Les adeptes de ce qu’on appelle « psycho-sectes », cultes néo-païens ou mouvances fondamentalistes peuvent-ils prétendre à la reconnaissance de leur liberté religieuse ? L’appel du muezzin doit-il être considéré juridiquement comme l’exact équivalent de la sonnerie des cloches par le

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