Bundestag, Berlin. Photo de Ansgar Scheffold
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La fin du vieux système des partis en Allemagne

septembre 2019

« La situation des partis après l’élection européenne indique que nous retournons à la confrontation entre deux cultures politiques différentes à l’est et à l’ouest de l’Allemagne. »

On tenait le système des partis en ­Allemagne pour parfaitement stable, non seulement dans la durée mais aussi par comparaison avec les autres systèmes d’Europe de l’Ouest. Cela tenait essentiellement à la force ­d’intégration des deux grands partis populaires, la CDU/CSU (Union chrétienne-démocrate et Union des chrétiens sociaux) et le SPD (Parti social-démocrate), capables de faire le lien entre les différentes strates de la société. Si l’on compare l’«âge d’or» de ces partis populaires, dans les années 1960 et 1970, avec la situation actuelle, l’étendue de l’érosion des anciennes configurations éclate au grand jour. Alors que, jusque loin dans les années 2000, les partis de l’Union et le SPD pouvaient atteindre à chaque élection au Bundestag (le Parlement allemand) plus des deux tiers des élus, ils ­n’obtenaient plus, aux dernières élections, que 56,2 % des sièges. Si l’on considère les changements dans d’autres pays d’Europe de l’Ouest, on peut parler d’une «européanisation du système des partis en Allemagne», surtout qu’avec l’AfD (A

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Lothar Probst

Professeur émérite de sciences politiques à l’université de Brême

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Le dossier, coordonné par Anne-Lorraine Bujon et Isabelle de Mecquenem, remet le sens de l’école sur le métier. Il souligne les paradoxes de « l’école de la confiance », rappelle l’universalité de l’aventure du sens, insiste sur la mutation numérique, les images et les génocides comme nouveaux objets d’apprentissage, et donne la parole aux enseignants. À lire aussi dans ce numéro : un inédit de Paul Ricœur sur la fin du théologico-politique, un article sur les restes humains en archéologie et un plaidoyer pour une histoire universaliste.