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Dans le même numéro

Le pouvoir, la solitude et… la mort

août/sept. 2009

#Divers

L’homme politique Aimé Césaire a été responsable de parti, député, maire. Deux moments de « traversée du désert », au milieu et à la fin de son riche parcours, permettent de mieux comprendre sa conception de l’engagement et de la responsabilité politiques, mais aussi un rapport essentiel à la solitude, qui est la contrepartie du pouvoir.

Il est bon de suivre sa pente pourvu que ce soit en montant.

André Gide

À l’évidence, la mort métamorphose la vie en destin. Prodigieux, celui d’Aimé Césaire se paie de solitude. D’une immense solitude. Celle de l’écrivain1 d’abord, dont elle est le lot quotidien, la compagne fidèle, le témoin exigeant. Poète reconnu mais guère célébré, dramaturge inspiré mais de fait peu joué, pamphlétaire redouté mais trop vite oublié. Quarante-trois années d’écriture2, de corps à corps avec soi-même, à sculpter des mots neufs dans un langage unique.

Celle du politique3 ensuite, dont elle est l’une des dimensions

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