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Dans le même numéro

2007-2012 : une élection sans élan politique

par

Esprit

mars/avril 2012

#Divers

Le grand rendez-vous présidentiel peut-il encore être le moment de vérité où le citoyen détermine les principales orientations du pays ? La question ne porte pas seulement sur le bon déroulement de la campagne ou sur l’effort d’élaboration des programmes. Elle concerne le degré de croyance des électeurs dans leur vote. Au-delà des conditions institutionnelles et de l’éclaircissement des choix politiques issu, en principe, de la confrontation des candidats, les électeurs espèrent-ils encore dans l’efficacité de leur voix ? Le renversement d’ambiance politique est spectaculaire, si l’on compare à 2007, par le pessimisme historique de la campagne.

L’élection de 2007 avait donné l’impression d’un renouvellement des propositions, avec deux candidats, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, qui se présentaient en décalage par rapport à leur propre camp, désireux de briser leurs tabous idéologiques. Nicolas Sarkozy avait finalement analysé sa victoire comme la validation de la thèse de Gramsci sur l’hégémonie intellectuelle : il faut d’abord gagner sur le terrain des idées avant de créer une majorité électorale. Rétrospectivement, le foisonnement de 2007 correspond aussi à un regain d’optimisme sensible, notamment sur le terrain économique, où la promesse de gains rapides maquillait à peine une classi

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